Les mauvais chiffres de l'emploi aux États-Unis publiés vendredi ont provoqué un afflux des investisseurs sur les marchés obligataires.
Le rapport mensuel de l'emploi outre-Atlantique a fait état d'une création nette de 18 000 postes en juin, un chiffre bien inférieur aux attentes des économistes. Le taux de chômage remonte ainsi à 9,2 % de la population active.
Conséquence de cet état de fait : le rendement de l'OAT 10 ans et du Bund ont nettement diminué, avec, toutefois, une nette préférence pour les emprunts d'État allemands. L'écart de rémunération entre les dettes françaises et allemandes tend ainsi à progresser depuis quelques semaines : alors que les taux de l'OAT 10 ans font du surplace, les taux des emprunts d'État allemands, eux, baissent. L'écart tend ainsi à approcher les 60 points de base, contre 35 points de base il y a quelques semaines.
Les taux des pays périphériques de la zone euro ont à l'inverse progressé, à l'image des taux espagnols et italiens. Les taux d'intérêt dans la péninsule ont progressé à 5,26 %, un niveau record. Les investisseurs craignent en effet que le pays soit la prochaine cible des spéculations relatives à la crise de la dette. Les taux espagnols ont progressé à de nouveaux plus hauts, à 5.68% vendredi.
