Le marché immobilier français est resté dynamique sur les six premiers mois de l’année. Une tendance qui devrait se poursuivre à un rythme plus modéré jusqu’à la fin de l’année, en dépit de la hausse des taux d’intérêt.
La production de crédits a continué de progresser à un rythme très soutenu, sur les six premiers mois de 2011. Selon une étude de l'Observatoire Crédit Logement/CSA publiée ce mercredi elle a augmenté de 17,5% en glissement annuel. Une progression qui reste toutefois en retrait par rapport à la même période de l'an dernier (+53,9%).
La remontée des taux d'intérêt qui s'est amorcée en fin d'année dernière n’a pas affecté le dynamisme du marché. Dans le neuf et dans l'ancien, les taux ont progressé (hors assurance) à un rythme moyen de dix points de base par mois depuis novembre 2010, avec un ralentissement du rythme à cinq points de base par mois au deuxième trimestre. En juin, ils s’établissaient à 3,90%, soit quasiment leur niveau de septembre 2009 (3,89%). La hausse des taux d'intérêt a été compensée par l’allongement des durées des crédits immobiliers, qui ont atteint 215 mois en moyenne en juin et par l’accroissement de l'apport personnel.
Sur l'ensemble de l'année L’OCL table sur une stabilisation de la production de crédits, et ce, en dépit de la remontée des taux d'intérêt des prêts. Un avis que partage Michel Mouillart, professeur d'économie à Paris X. Interrogé par l’AFP, ce dernier souligne que "le paysage de reprise se confirme mais elle ralentit progressivement compte tenu de l'acquis de croissance enregistré depuis 2010. Cela laisse augurer une année 2011 qui sera belle en termes d'activité de production de crédits et d'accession à la propriété pour les ménages".
Concernant l’évolution des prix, l'Observatoire Crédit Logement/CSA anticipe une hausse des prix sur le marché de l'ancien comprise entre 6% et 7% en 2011, contre +7% en 2010. Une hausse qui ne devrait pas cependant bloquer les transactions. Le nombre de logements anciens acquis par les ménages cette année devrait s'accroître "de l'ordre de 7% à 8%" selon l’OCL.
