Après la baisse des ventes de logements anciens, c’est au tour des ventes de logements neufs de montrer des signes de faiblesse sur le mois de juin.
Le marché de l’immobilier n’est pas sorti d’affaire aux Etats-Unis. Malgré la publication de quelques statistiques encourageantes récemment, le secteur vient de prendre connaissance de statistiques beaucoup moins favorables ces derniers jours. Coup sur coup, les statistiques de ventes de logements neufs et de logements anciens ont montré un ralentissement des ventes.
Les ventes de logements neufs, publiées ce mardi ont ainsi reculé de 1% au moins de juin, contre un recul de 0,6% en mai, un chiffre toutefois révisé à la hausse par rapport au recul de 2,1% annoncé initialement. Le département du Commerce précise que 312.000 logements neufs ont ainsi été vendus en juin, après un chiffre de 315.000 en mai (révisé à la baisse). Un chiffre qui s’avère du coup bien inférieur aux 320.000 unités attendus par les économistes.
Les prix restent fermes
Seul point positif dans cette publication : les prix repartent à la hausse. Le prix de vente médian a ainsi progressé de 7.2% à 235.200 dollars le mois dernier par rapport à la même période de l’année précédente. Il faut dire que l’atonie du marché est aussi perceptible du côté de l’offre : Les maisons disponibles à la vente en juin ont reculé à 164.000 unités, contre 167.000 le mois précédent. Cette inflexion au niveau des prix a également été confirmée ce jour par l’indice S&P Case Shiller. L’indice composite regroupant les prix dans 20 aires métropolitaines est ressorti stable au mois de juin, en données corrigées des variations saisonnières (CVS). L’indice est même en hausse en données non CVS, de 1%.
La publication des ventes de logements neufs intervient quelques jours après celle des ventes de logements anciens, qui s’avéraient, elles, être en repli de 0,8% aux Etats-Unis au mois de juin, à 4,77 millions en rythme annualisé.
