Selon l’Observatoire Crédit Logement du Financement des marchés résidentiels, les taux moyens des prêts se sont établis à 3.90% en moyenne le mois dernier.
Les taux de crédit immobilier sont restés quasi stables en juillet. Selon l’Observatoire Crédit Logement, les taux des prêts se sont établis à 3.90% en moyenne le mois dernier. C’est un peu plus qu’en juin, lorsque les taux s’établissaient à 3.86%.
Le rythme de hausse – de 4 points de base - se maintient à un niveau identique à celui de juin, bien inférieur à celui observé entre novembre 2010 et mars 2011, lorsque les taux des prêts augmentaient à un rythme moyen de 10 points de base. La nette baisse des taux de l’OAT depuis la mi-avril n’a ainsi pas eu d’impact sur le marché des prêts à l’habitat. Les taux restent à un niveau proche de celui qui était le leur en septembre 2009 ou encore au niveau de l’été 2006. « La demande de crédits et l’activité des marchés immobiliers restent de ce fait soutenues » note Crédit Logement.
La moitié des prêts accordés à moins de 4%
Si le taux moyen continue de progresser, la part de la production réalisée à un taux inférieur à 4.0 % a légèrement progressé, pour s’établir à 49.1 %, après être revenue à 45.5 % en juin. Ce niveau reste néanmoins bien loin des 95.0 % atteints en 2010. Dans le même temps, la production réalisée à un taux supérieur à 4.5 % progresse à une part de 8.8 % en juillet, contre 8.1 % en juin et 0.2 % en 2010. Autre fait du mois : la rechute des prêts à taux variables : ceux-ci ne représentaient plus sur le mois que 7.6 % de la part en production en juillet, contre 9.4% un mois plus tôt.
La durée des prêts, elle, en revanche, baissait de 215 à 212 mois. Un phénomène saisonnier selon Crédit Logement : « le recul des durées se constate habituellement à cette période de l’année, quelle que soit la tendance générale » note l’Observatoire. Concernant les prêts à l’accession, la part de la production accordée sur des maturités de 20 à 30 ans recule à 49.2%, contre 53.7% un mois plus tôt, un repli qui s’est fait au profit des prêts de moins de 15 ans, qui représentent 23% de la production en juillet, contre 20.1% un mois plus tôt.
Une solvabilité à la hausse
Le coût relatif moyen des opérations réalisées s’établit quant à lui à 3.88 années de revenus en juillet, soit un chiffre bien supérieur à sa situation de 2009, mais inférieur à son niveau de novembre dernier, lorsqu’il atteignait 3.97%. « Si les revenus des emprunteurs augmentent maintenant plus vite qu’auparavant (+ 3.0 % sur un an, depuis le début de l’année 2011 contre + 0.3 % en 2010), les tensions sur le coût relatif demeurent » note Crédit Logement.
L’indicateur de solvabilité, pour sa part, confirme sa remontée, avec une amélioration « nette et rapide » en juillet, due notamment à une hausse de 11.8% de l’apport personnel sur un an, une situation qui, selon Crédit Logement, « transforme l’équilibre des plans de financement des opérations immobilières ».
