La banque centrale européenne a laissé ses taux inchangés aujourd’hui, une décision largement anticipée par les investisseurs.
La Banque centrale européenne n’a surpris personne aujourd’hui, en annonçant un statu quo sur ses taux directeurs. Après une hausse de 0,25 % le mois dernier, on voyait mal le président de la banque centrale, Jean-Claude Trichet, annoncer un nouveau resserrement monétaire. D’autant que, dans le même temps, l’inflation faiblit en zone euro.
Le taux d’inflation en zone euro a en effet reculé le mois dernier, en passant de 2,5 % à 2,4 %, soit un taux plus proche de l’objectif moyen terme de la banque centrale, fixé à 2 %. L’inflation de base a en revanche progressé de manière beaucoup moins franche, à 1,8 % en rythme annuel.
"Environnement incertain"
« La dynamique positive sous-jacente de l'économie de la Zone Euro reste en place » a indiqué Jean Claude Trichet. Selon lui « l'activité devrait être atténuée par les ajustements de bilan. Les risques restent globalement équilibrés dans un environnement incertain. Les risques à la baisse se sont peut-être aggravés".
Ce ralentissement de l'inflation rend d'autant plus improbable un nouveau relèvement des taux directeurs en zone euro, et ce d'autant que, dans le même temps, la crise de la dette prend chaque jour un peu plus ampleur. En outre, l'institution francfortoise a annoncé mettre à disposition des banques de nouvelles liquidités pour venir en aide au secteur bancaire en zone euro.
Les taux directeurs de la zone euro influent directement sur les taux interbancaires, qui eux mêmes sont utilisés par les banques pour la détermination de leurs barèmes de taux de crédit immobilier variables.
