Du fait de la proximité avec la Suisse, nos voisins helvètes sont ceux qui procèdent le plus à des achats immobiliers en Rhône-Alpes.
Rhône Alpes a totalisé 5835 transactions impliquant des étrangers, contre 4727 en 2009. La hausse est donc de 23%, alors que le montant moyen des transactions progresse dans le même temps de 7%, à 275000 euros.
Pour leur part, les Suisses restaient, en 2010, les acquéreurs étrangers les plus présents en Rhône-Alpes. Avec le regain de forme du franc suisse face à l’euro en 2010 – la devise s’est encore appréciée en 2011 – les habitants des cantons de Genève ont notamment de nouveau pris position en zone frontalière. A eux seuls, ils représentent près de 15% des achats immobiliers effectués dans la région, et se placent ainsi devant les expatriés français et les anglais.
La part des britanniques stagne
Ces derniers voient d’ailleurs leur part stagner, à 14%. « Depuis la crise, depuis 2008, on a eu une évolution du marché des résidents britanniques… depuis que la Livre est dévalorisée. Ils représentaient jusqu’à 40% des clients et là ils sont à 20% ou 25% » note un professionnel. Les Suisses, les français non résident, et les anglais forment ainsi, à eux trois, près de la moitié (44%) des achats immobiliers dans la région. On notera également que la part des portugais a elle stagné à 10%, tandis que celle des italiens recule à 6%, contre 8% en 2009, tout comme celle des belges (à 6% contre 7% en 2009).
Chalets et appartements recherchés dans les Alpes
Les types de biens recherchés sont soit des appartements compris entre 250.000 et 800.000 euros ou des chalets, dans le haut de gamme, dont le montant peut avoisiner les 2 ou 3 millions d’euros. Le point commun de tous les acheteurs est une certaine exigence, n’acceptant aucun défaut. « Ca doit être du zéro défaut, ils savent exactement ce qu’ils veulent» note un professionnel. « Ils recherchent tous un peu le chalet d’Heïdi à la montagne, sans vis-à-vis, avec des écureuils dans le jardin, mais à côté de la boulangerie».
A ce type de biens, correspond une clientèle aisée. Dans les Alpes, note l’étude, le profil des acquéreurs étrangers est très homogène, ceux-ci étant pour la plupart relativement jeunes (le plus souvent dans la tranche 40-50 ans), en famille avec enfants.
» Les étrangers de retour en France en 2010
