Les rendements des obligations d’Etat ont tous progressé en Europe, les opérateurs restant attentistes avant le sommet de dimanche.
Les taux des obligations d’Etat des pays de la zone euro ont nettement progressé hier. Le taux de l’OAT terminait la séance à 3.20%, alors que les taux du Bund remontaient plus faiblement à 2.06%. L’écart de rémunération entre les taux allemands et les taux français montait ainsi à 114 points de base, un niveau record depuis la création de la zone euro. Les opérateurs ont notamment été déçus par le relatif échec de l’adjudication allemande. L’Allemagne n’a réussi à placer que 4,1 milliards d'euros d’obligations contre 5 milliards prévu, les investisseurs commençant à trouver le papier cher.
Les autres pays de la zone euro étaient également sous pression, les obligations des pays périphériques ayant tendance à augmenter, suite à la décision de Moody's d'abaisser de deux crans la note de l'Espagne. Les taux des bonos reculaient ainsi à 5.39%, contre 5.34% la veille. Les taux italiens revenaient, eux, vers les 6%, à 5.90%.
Jeudi matin, les taux de l’OAT poursuivaient leur découplage avec les taux allemands, initié depuis l’avertissement de Moody’s. Ces derniers restaient à 2.05%, tandis que les taux français remontaient à 3.23%.
