Le marché est toujours très tendu, selon François Leroy de l’agence de Lyon 6°.
La tension sur les prix ne baisse pas sur Lyon 6°. C’est en tout cas l’avis de François Leroy, le directeur de l’agence Guy Hoquet du sixième arrondissement. Pour lui, l’offre reste toujours rare, et contrairement à certains secteurs, les mandats n’ont pas afflué avec la réforme de la taxation des plus-values immobilières. Et face à la rareté de l’offre, les acheteurs ont un budget toujours plus conséquent. « Quand je fais la moyenne des budgets, on est passé dans les intentions d’achat de 330.000 à 370.000 euros » indique François Leroy. De ce fait, les prix sont inébranlablement orientés à la hausse.
« Notre problème unique est de prendre des mandats» observe-t-il. Et la chose n’est pas facile dans un secteur où la densité d’agents immobiliers est la plus forte de Lyon, avec 100 titulaires de la carte professionnelle sur l’arrondissement. La chasse à la prise de mandat est donc essentielle dans un marché pour le moins restreint: pour le seul mois d’octobre, sur le sixième arrondissement, 85 mandats ont été pris pour 50 agences.
La proximité de l’agence avec sa clientèle potentielle est, dans ce contexte, essentielle. Pour l’agence de Lyon 6°, 85% des mandats se font ainsi autour des 500 mètres de l’agence. 30% des contacts se font par ailleurs en passage devant ou dans l’agence. « C’est quelque chose qui est pour moi très satisfaisant » se félicite François Leroy.
« On parle très peu d’argent avec nos clients »
Le très select 6° arrondissement semble donc fidèle à sa réputation, même en temps de crise. « Nous sommes très peu dépendants de la politique des banques. Les dossiers médiocres, on sait qu’ils ne passent plus » relève-t-il. « On parle très peu d’argent avec nos clients » confie François Leroy. Un tiers des ventes se fait même sans emprunt. Quant aux transactions, elles se font au prix, sans négociation. Les acquéreurs sont en outre des fidèles de l’arrondissement, la clientèle étant souvent issue du sixième. Frédéric Monssu, directeur général de Guy Hoquet, précise que cette tendance est une constante au niveau national. « 80% des gens qui vendent dans un quartier vont racheter dans le même quartier » remarque-t-il.
Les réaménagements en cours dans le quartier des Brotteaux vont par ailleurs valoriser certains appartements. François Leroy cite ainsi un appartement de 180 m2, face à la gare des Brotteaux, où l’intérieur est tout est à refaire. Celui-ci a été vendu près de 5000 euros le m2.

« un appartement de 180 m2, face à la gare des Brotteaux, où l’intérieur est tout est à refaire. Celui-ci a été vendu près de 5000 euros le m2. »
Ah oui ? Mon oeil !