La hausse des loyers a été relativement contenue en 2010, selon l'Observatoire partenarial de l'agence d'urbanisme pour le développement de l'agglomération lyonnaise. Les loyers à la relocation sont toutefois en augmentation plus soutenue.
Lyon reste une villes les plus chères de hexagone en termes de loyers. C'est ce qui ressort de la dernière étude publiée par l'Observatoire partenarial de l'agence d'urbanisme pour le développement de l'agglomération lyonnaise. Seuls Paris (20.1 euros/m ²) et son agglomération, Aix-en-Provence (11,80 euros/m ²), Grenoble (9,60 euros/m ²) étaient en 2010 plus chers que Lyon, où le loyer moyen s'établissait à 9,20 euros/m ². Sur la moyenne du Grand Lyon il fallait ainsi compter 597 euros pour louer 65 m² hors charges, soit une augmentation de 1% par rapport à 2010.
| Arrondissement | Prix par m² | En Pourcentage |
|---|---|---|
| Lyon 1°, 2°, 4° | 9.4€ | +1.1% |
| Lyon 5°, 9° | 9.6€ | +0.7% |
| Lyon 3° et 6° | 9.7€ | +0.8% |
| Lyon 7° et 8° | 9.8€ | +0.8% |
| Villeurbanne | 9.3€ | +1.3% |
| Ouest/ Nord | 9€ | +1.8% |
| Est/ Sud | 8€ | +0.6% |
| Grand Lyon | 9.2€ | +1% |
Mais si cette hausse des loyers reste la plus modérée depuis 1999, elle l'est un peu moins pour les loyers à la relocation. La hausse atteint en effet 2.2%, à 10.10 €/m 2 lors d'un changement de locataire, qui a concerné 3 logement sur 10 en 2010. Les loyers ont en outre plus augmenté dans les maisons que dans les appartements, avec une hausse de +1, 3 % des loyers, contre 1 % pour le global. A la relocation, la progression atteint même 7,3 % contre +2,1 % sur la totalité des appartements.
Des loyers moins élevés chez les professionnels
L'étude, réalisée auprès d’un échantillon représentatif d’environ 1 000 logements avec le concours de l'UNPI, de l’UNIS et de la FNAIM, montre en outre que loyers sont plus élevés pour les logements gérés directement par des particuliers bailleurs (environ 10 euros/m ²) que pour ceux gérés par un professionnel de l’immobilier (9 euros/m ²). Une différence que l'Observatoire met sur le compte de la différence de taille des logements mis en location : « les logements gérés par les propriétaires particuliers ont une superficie moyenne de 59 m² contre 66 m² pour les logements dont la gestion est assurée par un professionnel de l’immobilier » note l'étude.
L'autre facteur jouant sur le loyer est l’époque de construction. Les loyers sont plus faibles pour un un appartement construit entre 1949 et 1974 que pour un appartement construit après 2000 : 8,80 euros/m 2 pour contre 10,2 €/m 2 pour un appartement construit après 2000. L'Observatoire note à cet effet que« le prix du loyer semble davantage lié à la taille du logement qu’à la présence des équipements de confort (WC, chauffage central, salle d’eau) ».
Une différence selon la taille du logement
Le prix du loyer au mètre carré est ainsi inversement proportionnel à la taille du logement. L’écart de loyer entre un logement de type T1 et un logement de type T4 ou T5 dépasse 4 €/m². En 2010,il fallait ainsi compter près de 12,5 €/m² pour un logement de type T1 de 33 m²et un peu plus de 8 €/m² pour un T4 de 89 m² ou un T5 de 113 m².
D'un point de vue géographique, ce sont surtout les loyers des 7° et 8° arrondissements qui enregistrent les loyers les plus élevés, un fait qui peut s'expliquer par le fait de leur proximité avec les facultés (surreprésentation des studios), mais aussi par le renouvellement plus marqué de l'habitat dans ces quartiers, du fait de la présence de nombreux logements neufs. Côté variation, on notera que c'est dans le Nord et le Nord Ouest de l'agglomération que les loyers ont le plus augmenté (+1.8% à 9 euros / m²). Villeurbanne (+1.3% à 9.3 euros / m²), la Presqu'ile et la Croix-Rousse (+1.1% à 9.4 euros / m² ) font également partie des secteurs où les loyers ont le plus progressé.
