Le Schéma de cohérence territoriale de l'agglomération lyonnaise été approuvé jeudi. Lyon et son agglomération devraient accueillir 150.000 habitants dans les 20 ans à venir. Un même nombre de logements devrait être créé.
A quoi ressemblera l’agglomération de Lyon en 2030 ? On connait désormais une esquisse de réponse, avec l’adoption hier du SCOT de l’agglomération lyonnaise, qui s’applique aux 57 communes du Grand Lyon ainsi qu’aux 17 communes voisines de l’Est lyonnais, du Val d’Ozon et de Givors/ Grigny, soit 1,31 million d’habitants au total.
Le SCOT est le Schéma de cohérence territoriale approuvé par les élus du Conseil syndical du Sepal. Document d’urbanisme fixant, à l’échelle de plusieurs communes ou de groupements de communes, les orientations fondamentales de l’organisation du territoire, il a été instauré par la loi SRU votée en 2000. Comme l’a précisé Gerard Collomb en séance du Grand Lyon, il donne une idée assez précise de la façon dont l’agglomération envisage son avenir.
150.000 habitants en plus en 2030
Le document prévoit « l’accueil de 150 000 habitants supplémentaires et la création de 7 500 logements neufs par an d’ici 2030 ». Afin de parvenir à cet objectif, fini l’étalement urbain : la densification des secteurs les mieux équipés et les mieux desservis en transports en commun seront privilégiés. Le développement urbain va ainsi devenir plus « intensif ». Et ce afin de réduire notamment les temps de trajet au sein de la ville, pour que la ville soit plus sobre d’un point de vue énergétique. Concrètement, cela passera notamment par des constructions plus compactes pour passer d’une moyenne de 26 logements par hectare à 36 d’ici 2030 sur le territoire du SCOT.
150.000 logements devraient ainsi être créés sur la période, avec une part de 30 à 40% dédiée aux logements sociaux, portant ainsi de 28 à 30% leur part dans l’agglomération. Le parc de logements sociaux devrait être plus abondant et mieux réparti.
Le développement économique dans le SCOT
L’économie tient bien sûr une grande place dans le SCOT. Afin de reste attractive, l’agglomération va se baser sur les pôles de compétitivité, leurs ressources d’innovation, et les grandes fonctions métropolitaines (université, culture…). 2 000 hectares vont ainsi être réservés pour l’accueil d’activités économiques, les grands équipements et de l’offre d’immobilier tertiaire vont être renforcés, avec une réservation de foncier à proximité des épicentres des pôles de compétitivité et des grands campus. Le phénomène de densification va également s’appliquer aux zones d’activités. Celles-ci seront en outre mieux desservies par les transports en commun.
L’urbanisme prévoit des conditions particulières d’urbanisation pour 3 types d’espace : les territoires de projet porteurs des enjeux majeurs de transformation de l’agglomération, des sites d’urbanisation sous conditions nécessitant une vigilance particulière dans leur ouverture à l’urbanisation (Lyon Saint-Éxupéry, les Portes du Dauphiné, l’aérodrome de Corbas, les Hôpitaux Lyon Sud de St-Genis-Laval), et des sites de coupures vertes délimitées, du fait de leur fragilité, et opposables au plan de zonage des futurs PLU.
(Photo CC: Kerbenj)
