L’Institut Montaigne a, en partenariat avec « Les Echos », décortiqué les propositions en matière de logement émises par les différents candidats à la présidentielle.
Le logement, s’il n’est pour l’heure pas un des thèmes centraux de la campagne électorale comme peut l’être le chômage ou la sécurité, n’en reste pas moins l’une des préoccupations majeure des français. L'Institut Montaigne, a réalisé, en partenariat avec le quotidien « Les Echos », un examen des programmes des candidats à la présidence de la République, ainsi que leur coût, qui diffère selon les partis. Résumé.
Front de gauche : Le parti de Jean Luc Mélanchon promet notamment 200.000 logements sociaux supplémentaires chaque année, soit 80.000 de plus par rapport aux prévisions du gouvernement l’an prochain. Cout de la mesure : 500.000 euros
Parti Socialiste : le parti représenté par François Hollande prévoit l'encadrement des loyers dans les zones tendues, le rehaussement de 20% à 25% du seuil de logements sociaux dans chaque commune et la création de 60.000 logements sociaux par an de plus qu'aujourd'hui. Coût de la mesure : 450 millions d’euros par an.
Europe Ecologie les Verts : Le parti représenté par Eva Joly propose 40.000 logements sociaux supplémentaires par an, et prône, tout comme le parti socialiste, l'encadrement des loyers. Le parti souhaite la réquisition de logements vacants dans le parc privé et social.
L’UMP souhaite pour sa part lancer un second programme de rénovation urbaine (Anru). En prenant comme référence le premier plan ANRU, le coût pourrait, selon l’institut Montaigne, être évalué à 1.2 milliards d’euros par an.
Le Front National, représenté par Marine Le Pen, souhaite pour sa part encourager l'accession à la propriété, notamment « par un crédit d'impôt pour les jeunes ».
