Dix ans après l'adoption de la loi SRU, le quota de 20% de logements sociaux ne sont toujours pas respectés dans certaines villes de plus de 3.500 habitants. Un bilan dressé par Libération montre toutefois que certaines communes ont à l'inverse joué le jeu, comme Grenoble ou Lyon .
Dix ans après le vote de la loi SRU, Libération publiait ce lundi un palmarès des villes ayant le mieux appliqué la loi. Si certaines villes ont effectivement fait des efforts considérables, toutes ne respectent pas le critère des 20%. Certaines villes préfèrent en effet s'acquitter des sanctions financières prévues par la loi plutôt que d'accueillir des logements sociaux. Pour mieux mesurer l'ampleur de l'effort accompli le journal a étudié les objectifs de construction annoncés et les résultats.
La construction de logements sociaux patine ainsi dans plusieurs villes d'Ile de France, comme à Saint-Maur-des-Fossés (Val-de-Marne) où à Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine), où seulement 8% et 23% des objectifs 2002-2009 ont été réalisés. D'autres villes sont également pointées du doigt, dont certaines sont situées sur le littoral comme Le Cannet (15%) ou encore Biarritz (20%).
Grenoble bon élève
Si la loi SRU a ses mauvais élèves, elle a aussi ses bons. Parmi les villes ayant le plus joué le jeu, on trouve ainsi Béziers. La ville a en effet construit 941 logements sociaux au lieu des 50 planifiés, soit une objectif dépassé dix huit fois (1.882%). En Rhône Alpes, Grenoble fait figure de ville exemplaire, la ville des Alpes ayant elle aussi pulvérisé ses objectifs (1.107%). Lyon, même si elle reste en dessous du seuil des 20%, a également construit bien au delà de ce qui avait été anticipé, le taux d'effort (résultat/objectif) dépassant les 400%.
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