Le prix de mètre carré atteint 4 457 euros. Lors de la présentation annuelle des chiffres du CECIM, Frédéric Marchal, le président des promoteurs, a indiqué s’attendre à un statu quo sur les prix en 2012.
C'est une sorte du rituel de début d'année: Jean Jacques Mathias, président du CECIM (notre photo), Frédéric Marchal, président des promoteurs immobiliers de la région lyonnaise, et Yann Pommet, président de l’UCI FFB de la région lyonnaise présentaient ce vendredi les chiffres de l’immobilier neuf en région lyonnaise au titre de l’année 2011.
L’année écoulée a été marquée à Lyon par une nouvelle envolée des prix : ceux-ci ont progressé de 13% par rapport à 2010, et atteignent désormais 4 457 euros le mètre carré. Une envolée que Frédéric Marchal explique par « une prime à la centralité » : sur l’ensemble de l’Aire Urbaine de Lyon, les prix ont, certes, augmenté, mais de « seulement » 6%. Ils atteignent tout de même 3 749 euros.
« L’achat immobilier est un investissement à long terme, et tout le monde soupèse les motivations de son achat, à la mesure de la confiance qu’il peut avoir en l’évolution du marché ». « En outre, la pression foncière a été à la mesure de l’intérêt des clients exprimé sur Lyon ville » explique le président de la FPI de la région lyonnaise. Le fait que les grandes opérations d’aménagement publiques soient pour l’heure en attente a obligé les promoteurs à acheter au prix fort des terrains auprès de propriétaires privés, que les promoteurs ont par la suite répercuté sur les prix.
Statu quo en 2012
Le fait que le Scellier, même raboté, soit encore effectif jusqu’au 31 décembre, et que le PTZ+ soit réservé à l’immobilier neuf incite le président des promoteurs à tabler sur un maintien des prix à leur niveau actuel l’an prochain. « Aujourd’hui, un tiers des réservations se sont faites dans Lyon, et un tiers de l’offre est disponible dans Lyon. Il me semble que l’offre à la vente étant grosso modo en cohérence avec ce qu’est susceptible de représenter le marché dans les grandes villes, il serait vraisemblable de penser que les prix à Lyon ne devraient pas connaitre en 2012 une inflation aussi forte que celle que l’on a connue en 2011 » note Frédéric Marchall.
Le patron des promoteurs lyonnais a néanmoins affiché sa confiance pour 2012, avec la perspective de l’ouverture d’importantes opérations d’aménagement publiques, telles que la ZAC des Girondins, la ZAC des Maisons neuves, ou encore la deuxième phase de Confluence. « Plus l’offre sera abondante, plus les prix seront contenus » a affirmé le président de la FPI de la région lyonnaise. « C’est la rareté qui crée l’exclusion, et l’inflation ». « Nous appelons de nos vœux à un renouvellement extrêmement fort de l’offre de logements issus de terrains publics, de manière à ce que le renouvellement du marché ne se fasse pas exclusivement sur des terrains privés, qui sont physiquement présents, mais peu liquides sur le marché » a conclu Frédéric Marchal.
» Peu de renouvellement du foncier public disponible à Lyon
