Pour le courtier en crédit immobilier, les taux ne montent pas et les banques continuent de prêter.
Cafpi ne croit pas aux conclusions des études de Crédit Logement. C’est en tout cas ce qu’il a indiqué en début de semaine dans un communiqué. « De façon très surprenante, l’organisme annonce, par la voix de Michel Mouillart, une hausse des taux et un effondrement de la demande » indique Cafpi. Or selon Philippe Taboret, le Directeur Général Adjoint de Cafpi, « les taux ne montent pas et les banques continuent de prêter ».
Selon lui, Crédit Logement s’était trompé dans ses prévisions, en prévoyant une chute de l’activité, alors même que le courtier tablait sur une hausse de celle-ci. « Pour le dernier trimestre 2011, Crédit Logement annonçait une baisse d’activité alors que Cafpi prévoyait une hausse », constate Philippe Taboret.
Baisse de prix
Même si le courtier admet que la suppression du PTZ+ dans l’ancien devrait exclure du marché un certain nombre de primo-accédants, cette désolvabilisation devrait être temporaire, et compensée par une baisse des prix, qui aurait même déjà commencé selon le courtier. « Le scénario de 2009 se reproduit : l’offre s’ajuste à la demande » note Cafpi.
Il s’inscrit de plus en faux sur l’idée que les banques ne prêteraient plus. « C’est la demande qui baisse pour l’instant. Les banquiers ont chacun leur politique de risque face à la crise et à leurs nouvelles contraintes, mais elles prêtent sans réserve jusqu’à 100 % du prix d’achat et jusqu’à 30 ans, voire plus pour les banques spécialisées » indique ainsi Philippe Taboret. Ce dernier pense que les taux pourraient rester stables dans les prochaines semaines, du fait notamment de l’arrivée des salons de l’immobilier et du premier temps fort de l’année immobilière, qui est plus que jamais l’occasion de recruter de nouveaux clients.
« Même si les volumes sont moins importants cette année compte tenu du contexte économique, il reste de bonnes raisons d’être optimiste », conclut Philippe Taboret.

Effectivement, les banques continuent de prêter c’est le volume des transactions qui baisse. Il ne faut pas se tromper de cible. D’ailleurs l’étude de crédit logement indique bien pour l’instant un retour des ménages les plus aisés avec des apports plus importants ce qui va dans le sens d’un indicateur de solvabilité qui globalement se maintient.