Le Grand Lyon a voté la création d’une société d’économie mixte (SEM) patrimoniale, visant notamment au portage d’une offre commerciale de proximité dans les quartiers sensibles.
Le Grand Lyon a voté lundi en faveur de la création d’une société d’économie mixte patrimoniale, dont l’objectif est de rassembler dans une même structure de l’immobilier de nature différente nécessitant le même besoin de portage, de gestion et de commercialisation.
Ce nouvel outil, qui est « à manier avec précaution » de l’aveu même de Gérard Collomb, a vocation à accompagner et soutenir le développement économique du territoire dans des secteurs qui connaissent aujourd’hui des difficultés à attirer des investisseurs privés.
Cette SEM vise ainsi à pallier les difficultés pour le portage de centres commerciaux en quartier ANRU et de l’immobilier dédié, du type pépinières d’entreprises, en permettant de maîtriser la vocation de l’immobilier acquise par la structure ainsi que sa gestion (acquisition, administration, location, vente).
Pour autant cette nouvelle structure, résultat de l’augmentation du capital social de la SERL Immo en vue de sa transformation en SEM Patrimoniale, n’interviendra pas sur le marché immobilier classique : il n’y aura pas de maîtrise d’ouvrage directe. Elle réunira ainsi des partenaires publics et privés permettant ainsi une meilleure gestion des risques.
Ses champs d’action
En attendant la création effective de cette SEM, certaines opérations vont être confiées à la SERL@immo, comme des centres commerciaux dans le cadre d’ORU (opération de renouvellement urbain, à Lyon-Duchère, à Vénissieux Vénissy , ou à Vaulx en Velin, dans la ZAC du Centre. Elle se verra également confier durant cette période transitoire des opérations sur des pépinières innovantes, comme dans les quartiers Tony Garnier, dans le 7ème arrondissement, à Laennec dans le 8ème arrondissement ou encore dans le quartier Einstein à Villeurbanne, ou sur la Plateforme technologique de LyonBiopôle – Accinov.
Par la suite, dès juin 2012, deux autres opérations intégreront la SEM, comme les pépinières Val de Saône, et le centre Commercial de Rillieux-la-Pape - Le Bottet. Évidemment, d’autres opérations de ce genre pourront être portées par la SEM Patrimoniale.
Financement
Côté financement, celui-ci sera assuré par un apport en fonds propres de 14 000 000 € (20 % du total) avec libération du capital en plusieurs fois d’ici à 2017, (1 820 000 € en 2013, 3 220 000 € en 2015, 1 820 000 € en 2017), ainsi que par un recours à l’emprunt à hauteur de 49 831 000 € (71 % du total). Des subventions à hauteur de 6 100 000 € (9 %) (dont 3,2 millions d'euros versés par la Région Rhône-Alpes au titre du contrat de plan État-Région-CPER) viendront compléter celui-ci.
