Selon l’Observatoire de la formation des loyers, le marché locatif à Lyon et dans le Rhône connaît un net ralentissement depuis l’été dernier. Les loyers ont reculé de 0.3% depuis début janvier.
Le marché locatif, qui avait timidement redémarré début 2011, donne, depuis l’été, de sérieux signes de faiblesse. C’est en substance la conclusion que l’on peut tirer de l’Observatoire de la formation des loyers, présenté vendredi à Lyon par Michel Mouillart.
Selon l’Observatoire qui intègre plus de 12 000 références locatives nouvelles chaque année sur Lyon - soit 48% du marché lyonnais, estimé à 25 000 baux nouveaux par an – les loyers ont en effet reculé de 0.3% depuis le début de l’année à Lyon intra-muros, et même de 0.7% sur le reste du Grand Lyon. Il faut ainsi compter 12.6 euros du mètre carré pour louer un appartement sur Lyon.
Moins de mobilité
Le marché de la location tend donc à poursuivre son décrochage, initié dans l’été 2011. Après un début d’année 2011 plutôt actif, la crise de la dette souveraine et les incertitudes nées de celles-ci en termes d’emploi et de pouvoir d’achat, ont contraint les ménages à revoir leurs projets de mobilité résidentielle, ce qui a fragilisé le marché lyonnais de la location, et les recettes locatives.
La mobilité résidentielle, qui mesure le pourcentage des personnes ayant changé de lieu de résidence, a donc chuté de 28.3% en 2011 à 27.3%. C’est toujours mieux qu’en 2009, où ce taux était passé sous les 25%, mais nettement moins bien qu’avant 2004, époque où le taux de mobilité résidentielle dépassait 34%.
Des loyers atones
Du fait de cette moindre dynamique en termes de mobilité, « les tarifs peuvent être revus à la baisse » indique ainsi l’étude. « Lors d’une relocation sur Lyon par exemple, si des travaux ne sont pas réalisés lors de la remise en location, le loyer entre deux locataires peut diminuer » note l’Observatoire.
Les loyers pourraient ainsi connaître une évolution très mesurée cette année : l’Observatoire s’attend ainsi « à une année 2012 de croissance très faible, très modérée au niveau des loyers de marché ». Il faut dire que la situation économique n’incite guère à l’optimisme, les incertitudes en termes de chômage et de pouvoir d’achat étant toujours présentes. La vacance locative, elle continue de progresser. Depuis 2008, elle s’inscrit ainsi en nette augmentation, de 8.8%, en région Rhône-Alpes. L’indice du taux de vacance dans la région est ainsi bien plus élevé dans la région qu’en PACA, Nord Pas de Calais, Ile de France, ou encore Aquitaine…
