La fédération des autoentrepreneurs a riposté aujourd’hui aux attaques de la Fédération française du bâtiment (FFB), qui souhaitent la fin du régime dans le secteur du bâtiment.
La Fédération des autoentrepreneurs contre-attaque. Inquiète de voir la fédération française du Bâtiment régulièrement pointer le régime des autoentrepreneurs, dans ses 85 propositions aux candidats aux élections législatives des 10 et 17 juin, la fédération des autoentrepreneurs s’est fendue d’un communiqué. Alors que la fédération du bâtiment demande l’exclusion des auto entrepreneurs du secteur afin de « lutter contre le dumping social et le travail illégal», la fédération des autoentrepreneurs a jugé « inacceptables » ces arguments, car ils ne reposent pas sur le principe de la vérité.
En effet pour les autoentrepreneurs, la distorsion de concurrence n'existe pas entre ces régimes. La fédération s’appuie notamment sur une étude des experts comptables, qui en avaient fait la démonstration en publiant, en mai 2009, un comparatif des statuts de l’entrepreneur individuel.
« Pas de dumping fiscal »
En outre, notent-ils « les auto-entrepreneurs ne font pas de dumping social et ne s’affranchissent pas du droit commun pour exercer une activité moins taxée, parce que moins complexe administrativement ». Elle pointe en outre le fait que la FFB confond simplification et déréglementation, ce qui n’a rien en commun. « Les auto-entrepreneurs cotisent au fond de formation professionnelle sans pouvoir en bénéficier » fait-elle en outre remarquer.
Elle pointe également un des autres arguments avancé par la FFB : la TVA. Alors que celle-ci est récupérée par les uns alors qu’elle est perdue par les autres, le non assujettissement à la TVA n’est selon la fédération des autoentrepreneurs, ni un avantage, ni un inconvénient « c’est une autre façon de gérer une activité » selon eux.
La fédération des autoentrepreneurs demande enfin à la FFB de plutôt se battre pour une simplification de leur régime « plutôt que de s’acharner contre les centaines de milliers d’auto-entrepreneurs qui, par leur activité, participent eux aussi activement à la croissance de notre pays », notant au passage que 9 auto-entrepreneurs sur 10 ont une activité qui n’a rien à voir avec le bâtiment.
