Seules les villes de plus de 250.000 habitants seraient concernées, selon les Echos, par le mécanisme de blocage des loyers.
On savait que le projet d’encadrement des loyers présenté hier dans Libération par Cécile Duflot serait géographiquement limité. Dans Les Echos de mardi, on en sait un peu plus sur le périmètre éventuel de cette mesure.
Selon le quotidien, la mesure pourrait en effet s’appliquer aux villes situées en zones A, qui comprend la région parisienne, le pourtour méditerranéen et la région du Genevois français. Le gouvernement pourrait toutefois ne pas se limiter à cette seule zone.
Elle pourrait ainsi inclure « l'ensemble de la zone B1 (les villes de plus de 250.000 habitants) ainsi que 6 villes de moins de 250.000 habitants mais identifiées comme particulièrement chères (Bayonne, Annecy, Chambéry, Cluses, Saint-Malo et La Rochelle) ».
Lyon, Grenoble, Annecy et le Genevois concernées
En région Rhône-Alpes, tout le Grand Lyon, Grenoble Agglo, les villes entourant Genève, et Annecy seraient, si l’on se base sur ce zonage, concernées. Le journal juge toutefois ce dernier « à confirmer », et ce d’autant que la ministre du logement, Cécile Duflot, va rencontrer dans la semaine un certain nombre de professionnels du secteur. Pour sa part, Gérard Forcheron, le président de l'UNPI Rhône-Alpes s'est montré opposé à une telle mesure, et très sceptique quant à son application en Rhône-Alpes. "Lorsque l’on regarde le marché locatif à Lyon, ou dans les principales villes de la région Rhône-Alpes que sont Grenoble, Saint-Etienne, Annecy ou Chambéry, il n’y a pas de tension sur le marché de la location et les loyers ne se sont pas envolés par rapport aux prix de l’immobilier aujourd’hui" a-t-il déclaré, dans une interview à Lyon Pôle Immo.
