L’Union Sociale pour l’Habitat souhaite que soit mis en œuvre au plus vite le doublement du plafond du livret A, attaquée selon elle par le secteur bancaire.
L’USH rappelle à l’ordre la majorité sur le doublement du plafond du livret A. L’organisation, qui représente les bailleurs sociaux, craint en effet que la mesure ne soit pas appliquée, du fait du lobbying bancaire.
L’USH rappelle notamment que cette mesure avait pour but de construire 150 000 nouveaux logements sociaux ou très sociaux chaque année, de prendre en compte d’autres besoins d’investissement d’intérêt général de long terme, et de prendre en compte les besoins de financement de l’économie et notamment des PME, non satisfaits à l’heure actuelle par le secteur bancaire, notamment par le biais d’une banque publique d’investissement.
Or cette mesure ferait l’objet, selon l’Union, « d’une offensive coordonnée des banques privées et de la Banque de France pour mettre en défaut cet engagement présidentiel». Parmi les motifs avancés par les établissements bancaires, figure notamment le fait que le livret A défiscalisé attirerait des capitaux en provenances d’autres produits d’épargne comme l’assurance-vie, qui finance également l’économie.
Une baisse du commissionnement des banques?
Or cet argument serait pour le moins fallacieux, pour l’USH : « la collecte supplémentaire qui serait ainsi centralisée par la Caisse des dépôts ne devrait pas dépasser 30 milliards d’euros à comparer aux 3 500 milliards d’euros d’épargne financière des ménages déjà détenus par le secteur financier privé » indique l’Union. En outre, les sommes versées sur les livrets A se transforment également en prêts à l’économie, qui permettent ensuite des travaux profitant au BTP, et permettent le maintien d’emplois non délocalisables.
De ce fait elle souhaiterait ainsi qu’une baisse du commissionnement des banques, qui centralisent actuellement près de 30% des sommes du livret A, soit sérieusement étudiée afin de baisser le coût de la ressource collectée par la Caisse, et donc le taux de ses prêts. Le mouvement appelle donc à appelle au respect des promesses de François Hollande, « à un moment où les incertitudes économiques rendent indispensable une vision de long terme du financement des projets publics ».
