<p>(SDH/LPI)</p>
Un récent sondage TNS pour l’ADEME montre que les français sont moins sensibles à l’environnement en cette période de crise. Ils font notamment moins appel aux crédits d'impôt et Eco-PTZ.
« La volonté de réduire la consommation d’énergie reste forte, mais elle est d’abord motivée par des raisons économiques ». C’est l’une des conclusions de l’étude réalisé par TNS pour le compte de l’Agence de développement et la maîtrise de l’énergie.
Autrefois en tête des préoccupations des français, l’environnement marque le pas dans le classement réalisé par TNS. «Le chômage, en croissance, atteint même son plus haut niveau depuis 2003 dans les préoccupations des ménages français (72%). A l’inverse, la pollution (38%), en baisse constante depuis 2007, passe pour la première fois derrière les inégalités sociales (43%) » indique l’étude.
L'environnement, de moins en moins déterminant
« Le respect de l’environnement, s’il reste une raison majeure de préférence d’une énergie pour le chauffage (36%), est de moins en moins déterminant» note-t-elle, alors même qu’en 2008, ce taux était de 44%. De la même façon, le solaire a perdu de sa superbe : elle n’est plus citée qu’à 13% comme étant l’énergie la meilleure pour le chauffage, contre 26% en 2006.
Pourtant, globalement, les français tentent de réduire leur consommation en énergie. Mais ce phénomène est plutôt lié à des contraintes économiques qu’à de véritables préoccupations écologiques. C’est l’augmentation du coût des énergies qui incite en premier lieu les ménages à faire baisser leur consommation, de façon croissante depuis 2009 (2011 : 63%, 2010 : 57%, 2009 : 44%), et ce loin devant les considérations écologiques.
Autre aspect de ce « désamour » des français vis-à-vis des questions environnementales, la part de réalisation de travaux de performance énergétique a retrouvé l’an dernier son niveau de 2008, à 12,8%, après deux années record sen 2009 (14,8%) et 2010 (14,4%).
Le crédit d’impôt et l’Eco-PTZ en baisse de régime
Le crédit d’impôt développement durable tend également à perdre de son attrait. 14% des ménages voudraient changer à court terme leur installation de chauffage ou d’eau chaude grâce à ce dispositif. C’est nettement moins bien qu’en 2008, lorsque cette part atteignait 21%.
En outre, un dispositif comme l’Eco-PTZ perd en notoriété : il n’est connu que de 40% de des ménages, contre 54% en 2010, ce que l’étude explique par un manque de valorisation par les établissements bancaires, dont la communication s’est plus portée cette année-là sur le PTZ+. De ce fait, le nombre de ménages qui comptent l’utiliser reste faible, à 6% contre 9% deux ans auparavant.
Le DPE plus répandu
L’augmentation nette de la part du logement DPE (16% contre 12% en 2010) n’a pas fait de ce diagnostic un élément déterminant pour décider des travaux (66%). Il est avant tout perçu comme un document informatif, qui permet de mettre en évidence la performance énergétique du logement (80%), les travaux à réaliser pour l’améliorer (77%), et inciter à envisager des travaux (74%).
