L’Union nationale des propriétaires immobiliers a présenté hier ses propositions en matière d’habitat essentiel. Objectif : réduire les couts dans la construction pour produire du logement moins onéreux.
« Habitat essentiel ». C’est le nom donné par l’UNPI à ses travaux sur la baisse des couts de construction, qui visent à réfléchir sur les moyens d’assurer à l'habitant la fonction première d’un appartement ou d’une maison: se loger.
Elaboré notamment par Jean Ferrando, président de l’UNPI 47, et Gérard Forcheron, le président de l’UNPI Rhône Alpes, ce plan présenté hier par Jean Perrin vise notamment à revenir à la production de logement destinés en premier lieu « à assurer à l'habitant une protection contre les intempéries », en précisant en outre que « tout ce qui relève du superflu doit être banni ». Objectif : construire moins cher pour produire plus de logements.
En effet, les normes qui tendent à se multiplier « rend l’ensemble normatif très lourd ». Le projet de l’habitat essentiel ne touche pourtant pas au dispositif normatif en vigueur, mais « bâtit à ses côtés un nouveau cadre pour un autre type de logements ».
Un modèle « low cost »
Se basant notamment sur l’exemple de l’industrie automobile, qui a su produire des voitures moins cher en revenant à la fonction première du déplacement, l’UNPI a donc élaboré un modèle de logement low cost en se basant sur plusieurs leviers, et notamment le financement, le prix de vente des terrains, la fiscalité, les normes applicables aux handicapés, l’assurance construction, l’industrialisation, voire même la réutilisation de sites industriels…
L’UNPI trace plusieurs pistes, comme la préfabrication d’éléments pour limiter le recours à la main d’œuvre sur le chantier. L’Union imagine encore la possibilité de grouper certains usages, et multiplier ainsi les espaces collectifs, comme les laveries, ou encore « des chambres communes à un immeuble susceptibles d’accueillir des invités ». Sur le foncier, elle préconise également un recours plus fréquent aux baux emphytéotiques.
Cette production a toutefois commencé à faire grincer des dents: la fédération des ascensoristes estime ainsi "que la proposition de l'UNPI est une fausse bonne idée et elle tient à faire remarquer que les personnes handicapées ne sont pas les seules à avoir un besoin vital des ascenseurs", citant notamment les mères de famille avec de jeunes enfants, les femmes enceintes, les personnes âgées. "Dans la logique de l'UNPI, les architectes ont du travail en perspective pour concevoir de vastes rez-de-chaussé capables d'abriter toutes ces catégories de citoyens" explique l'organisation professionnelle des ascensoristes.
