Le marché tertiaire lyonnais subit l’impact du manque de grandes transactions sur le segment des grandes surfaces, selon Jones Lang LaSalle.
Le marché tertiaire lyonnais a subi l’impact du manque de transactions sur le segment des grandes surfaces. C’est le constat tiré par Jones Lang LaSalle après les chiffres des transactions du premier semestre à Lyon, délivrées il y a quelques semaines.
« Les grands utilisateurs ont été moins présents ce semestre et les grandes transactions se situent majoritairement entre 1 000 et 3 000.m² après une année 2011 portée par les grandes transactions » note Jones Lang LaSalle dans sa dernière note de recherche sur le marché lyonnais. Une situation due à un attentisme des grandes structures, qui se traduit par l’absence de décisions immobilières.
Face à une pénurie d’offre neuve, les utilisateurs ont tendance à se reporter sur des immeubles de seconde main : « la part du neuf/restructuré dans les grandes transactions s’atténue et atteint 51% aujourd’hui contre 85% en 2007 » note Jones Lang LaSalle.
La vacance en baisse
Malgré une conjoncture économique déprimée, la vacance locative reste orientée à la baisse : il s’élève à 5.7% sur le marché lyonnais, contre 7.5% au premier semestre 2010, et 6.6% au premier semestre 2011. La baisse est plus sensible sur l’offre neuve (-13.5%) que sur le marché de la seconde main (-8%). Mais cette baisse n’est pas homogène : « la vacance peut tomber à moins de 2,5% à la Part-Dieu et sur le 6ème arrondissement et grimper à plus de 14% à Villeurbanne » constate ainsi Jones Lang LaSalle.
Le loyer prime atteint, sur la Part Dieu, 270 euros HC par m² par an. Quant aux loyers moyens, ils conservent leurs niveaux, notamment sur les immeubles « de bonne facture ». Jones Lang LaSalle note que les loyers de seconde main pourraient en outre être revus à la hausse, du fait d’un report des utilisateurs sur ce marché provoquée par la pénurie en offre neuve et restructurée.
Cette panne de grandes transactions pourrait toutefois en partie être compensée d'ici la fin de l'année, avec la signature prévisible d'une transactions de 20.000 m² sur un immeuble en cours de construction. De quoi donner un coup de fouet significatif au marché lyonnais.
