OL Groupe, la structure cotée de l’Olympique Lyonnais, a indiqué dans un communiqué que Vinci n’entrerait pas au capital de la foncière du Montout, sa filiale qui porte le dossier du Grand Stade.
Finalement, le groupe Vinci n’entrera pas dans la Foncière du Montout, la filiale en charge du dossier du Stade des Lumières. OL groupe l’a en effet annoncé hier soir dans un communiqué. Un accord de principe a en effet été trouvé afin que Vinci « intervienne en tant que partenaire financier du projet de nouveau stade, sans participation au capital ». Le géant du BTP devrait donc intervenir en tant que prêteur dans ce dossier, et amener par ce biais les 80 à 100 millions initialement prévus par l’accord de juillet 2011.
Selon l’OL, « ce dispositif permettra à OL Groupe de conserver un large contrôle du capital de la Foncière et ainsi de consolider dans les comptes d’OL Groupe, la totalité des revenus de celle-ci, afin de capitaliser sur le développement futur des ressources du nouveau stade ». Pour le groupe, ceci « constitue une nouvelle étape dans la structuration globale du projet de financement ».
La caution du département votée vendredi
Reste que le dossier très controversé du Grand Stade risque encore de faire beaucoup de bruit dans les jours à venir. Vendredi, le département devrait en effet se prononcer sur une caution de 40 millions d’euros en faveur du projet. Le président centriste du département, Michel Mercier, devrait pouvoir compter pour ce faire sur l’appui des conseillers socialistes de la chambre départementale, et mécontenter certains de ses alliés UMP, tels que Michel Forissier, le maire de Meyzieu, opposant au projet.
Le député UMP de l’est lyonnais, Philippe Meunier, a également fait savoir son opposition à une telle garantie. "Les contribuables du département du Rhône sont pris en otage pour soutenir à bout de bras un projet contraire à l'intérêt général qui bafoue le principe de la bonne utilisation de l'argent public" indique-t-il dans un communiqué.
«Cette caution, qui pourrait être juridiquement qualifiée de soutien abusif, est d'autant plus inacceptable que le conseil général doit faire face à certains emprunts et au financement du musée des Confluences qui contribuent déjà fortement à son endettement. Il est temps de faire cesser ces petits arrangements entre amis organisés pour le plus grand bénéfice financier de quelques-uns, de l'abstention et de la montée des extrêmes» a indique le parlementaire.
Diverses associations sont également montées au créneau, tel que l’association les Gones pour Gerland, qui appele les conseillers généraux à « ne pas mêler leur voix à cette nouvelle mascarade ». « Incapables de boucler le financement de leur projet auprès des banques (qu’ils disent pourtant financé à 100% par le privé) et de garantir la caution sur leurs propres deniers, ils font encore et encore appel aux finances publiques » indique l’association dans un communiqué.
