<p>Thomas Chadoeuf-Hoebeke (SDH/LPI)</p>
Thomas Chadoeuf-Hoebeke, Maire de Tarare explique la stratégie géographique de la cité de l’Ouest lyonnais. Avec 13 000 habitants à l’horizon 2030, un tissu urbain en cours de rénovation, des transports ferroviaires améliorés, et l’A 89, Tarare entend être un pôle de développement à l’Ouest de l’agglomération de Lyon.
Comment voyez-vous arriver le pôle métropolitain ? Une intégration de la communauté de communes du pays de Tarare est-elle envisageable à terme?
L’erreur de Tarare a été de vouloir se construire elle-même. Or la ville ne doit pas se construire toute seule, mais avec des territoires partenaires. Le Pôle métropolitain est une démarche à laquelle j’adhère. J’ai participé à mon niveau à cette réflexion. Tarare est signataire de la convention territoires partenaires entre Lyon et Roanne, à laquelle adhère la ville de Tarare et celle de l’Arbresle. La Communauté de communes n’a pas souhaité participer pleinement à la démarche et je le regrette. Soit on essaie de travailler avec Lyon, soit Lyon décidera tout seul. Si nous ne sommes pas pro-actifs, si nous ne prenons pas en compte ces données importantes en termes d’influence, la métropole lyonnaise qui se suffit à elle-même décidera toute seule.
Je préfère être dans un dialogue avec le Grand Lyon et le Pôle métropolitain. Il faut réfléchir à la façon dont on peut jouer un rôle important en termes de structuration et d’aménagement de ce territoire, pour éviter de devenir une ville dortoir. Un tiers de la population active travaille sur Tarare et son pays, un tiers travaille sur la communauté de communes de l’Arbresle, et un tiers travaille sur le Grand Lyon.
Un des problèmes de Lyon est sa propre dynamique, qui est positive. Si tout le monde vient travailler à Lyon, cela pose d’énormes problèmes. L’idée du pôle métropolitain, c’est de trouver des synergies entre les villes de différents échelons. Chacune a une pièce dans le jeu et peut jouer avec, dans un intérêt défini en commun. Tarare a une vraie carte à jouer. Nous avons l’A89, une population qui peut travailler sur place.![]()
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