Le groupe Brémond et Vinci Immobilier ont inauguré hier, en présence du sénateur-maire de Lyon, la première résidence à énergie positive de Lyon Confluence, l’Amplia.
Le premier bâtiment « bepos » de Lyon Confluence a été inauguré ce lundi. L’Amplia, des groupes Brémond et Vinci Immobilier, est en effet la première résidence de 66 logements à énergie positive du quartier, consommant moins d’énergie qu’elle n’en produit.
Pour l’occasion, le sénateur-maire, Gérard Collomb avait fait une parenthèse immobilière en plein Sirha (le salon international de la gastronomie), et a donc coupé, aux côtés de Ludovic Boesflug, directeur régional de Brémond, et de Stéphane Reymond, directeur Rhône-Alpes Auvergne de Vinci Immobilier, le ruban de cette nouvelle résidence, voulue comme technologiquement audacieuse.
Un bilan énergétique positif

« Si aujourd’hui, le bilan énergétique de l’opération est positif, il a fallu pas mal d’énergie humaine pour y parvenir » a rappelé dans son discours . « Le challenge n’était pas simple », selon lui. Démarré fin 2007 avec l’attribution du foncier à Brémond par la SPLA Lyon Confluence, les études de conception détaillées avec Vinci Immobilier ont démarré deux ans plus tard, début 2009. La phase opérationnelle du projet prendra ainsi plus de trois ans pour une livraison en ce début d’année 2013.
« Pour un maitre d’ouvrage, l’inauguration, c’est toujours un moment fort, car c’est le passage d’une période où l’on maitrise le projet, dans sa conception et la réalisation, à une période où le projet va vivre sa vie. Pour un promoteur, un maitre d’ouvrage non utilisateur, c’est un moment encore plus fort, car c’est le moment où le projet nous échappe » a-t-il indiqué. Le directeur régional de Brémond a également mis en avant les différents partenariats qui ont été nécessaires pour parvenir à finaliser ce projet, comme celui entrepris avec Vinci Immobilier pour la réalisation du projet, celui noué avec la SERL Energies pour la réalisation de la sur-toiture photovoltaïque.
Une ville intense mais pas angoissante
Stéphane Reymond, directeur Rhône-Alpes Auvergne de Vinci Immobilier, a quant à lui remercié Brémond pour avoir pris l’initiative d’être venu chercher son groupe pour coréaliser ce projet. « Ludovic, merci d’avoir gagné ce concours et d’être venu nous chercher… » a-t-il plaisanté, en rappelant que ce bâtiment à énergie positive était le premier pour la Confluence.
Gérard Collomb a salué « un immeuble qui préfigure peut-être ce que nous allons faire demain sur la phase 2 de la Confluence ». « La ville intense que nous voulons construire n’est pas pour autant la ville angoissante » a expliqué. « On sait marier dans un quartier comme la Confluence à la fois une certaine densité du bâti avec les espaces naturels qui maillent le territoire » a-t-il affirmé.
Loggias

L’architecte Pascal Rollet, de Rollet Architectes, qui a travaillé avec Intégral Lipsky sur le projet, a quant à lui insisté sur la philosophie générale de l’immeuble, qui se veut sobre architecturalement. Chaque appartement dispose ainsi de vues traversantes de l’intérieur de l’îlot aux espaces publics extérieurs. Tous les logements disposent ainsi de profondes loggias, espaces supplémentaires dotés de « nacos », des lames de verres inclinables servant de tampon thermique entre l’extérieur et l’intérieur de l’appartement.
Au final, en termes de consommation, celle-ci atteint un niveau de consommation de type BBC, soit 50 kWh d’énergie primaire par m² par an. Un niveau qui sera, de l’avis de l’architecte, difficile à franchir à la baisse. C’est en fait la production d’énergie du toit solaire qui permet de parvenir au niveau Bepos : 115 m2 de capteurs solaires à eau chaude et 800 m2 de panneaux photovoltaïques ont ainsi été déployés par SERL@energies. De par son aspect innovant, le projet a reçu de nombreux prix, dont deux pyramides d’argent. Il a également été lauréat de l'appel à projet régional « bâtiments démonstrateurs à basse consommation énergétique », Prebat, ce qui lui a permis d’être soutenu par l’ADEME.
Côté prix, sur les 66 logements créés, 15 ont bénéficié de prix maitrisés, avec des premiers prix à 3700 euros du mètre carré. Pour les autres logements en accession libre, les acquéreurs ont dû débourser entre 4700 et 5200 euros du mètre carré.
