Suite à la publication du rapport de la Fondation Abbé Pierre, la FNAIM a indiqué souhaiter une révision des plafonds de ressources pris en compte pour l’attribution de logements sociaux.
3,6 millions de personnes mal logées. Le dernier rapport de la fondation Abbé Pierre a une fois de plus dressé un tableau noir du mal logement et de personnes en situation de précarité énergétique. Pour la FNAIM, si il est nécessaire de construire plus, d’améliorer les conditions d’accès au logement et la mobilité résidentielle, et d’aider les ménages les plus modestes, il faut parallèlement à cela ouvrir « un vrai débat », selon les termes de Jean-François Buet, le Président de la FNAIM.
Pour lui, il faut notamment revoir les plafonds de ressources pris en compte pour leur attribution est nécessaire, 5 millions de logements sociaux (15,3 % du parc de logements) étant pour l’heure éligibles pour 60% de la population.
La distribution des aides en cause
Aussi juge-t-il que les « 16 milliards d’euros d’aides personnelles ne sont sans doute pas allouées de façon optimale ». « Par exemple, les célibataires au SMIC en zones tendues n’en sont pas bénéficiaires. Le barème de l’APL ne peut plus être révisé sur le seul critère de l’évolution du taux du livret A ».
Sur le front de la rotation toujours très faible dans le parc social (deux fois plus faible que dans le parc privé, 8.8%), il faut, selon l’organisation, « mettre un terme aux rentes de situation », le paiement d’un surloyer ne permettant pas à lui seul d’augmenter ce taux.
Bail solidaire
« Une réflexion s’impose. La vocation sociale du parc locatif privé ancien doit être mise en perspective, à un moment où la vacance locative augmente. Pas seulement en raison d’une rétention des bailleurs, mais surtout parce que dans les zones détendues des logements disponibles ne trouvent pas preneur ».
La FNAIM a donc de nouveau proposé la création d’un « Bail Solidaire » permettant aux locataires modestes d’accéder à des logements offerts par des bailleurs qui s’engageraient à pratiquer des loyers modérés. « Cet engagement social d’intérêt général du bailleur ne saurait se passer d’un allègement de sa fiscalité, ni d’un panel de garanties efficaces, adapté aux différents publics locataires ».
