Une étude menée aux Etats-Unis conclut à une relation entre le taux de chômage et le taux de propriété immobilière.
La propriété immobilière nuit-elle au marché de l’emploi ? C’est ce que semble suggérer une récente étude du Peterson Institute for International Economics, laquelle établit qu’une « progression du taux de propriétaires dans un Etat américain peut être un signe annonciateur d’une forte progression du chômage au sein de ce même Etat ».
Loin de considérer les propriétaires comme étant victimes d’une surreprésentation du chômage, l’étude met le doigt sur les conséquences négatives d’une trop forte « Notre argumentation n’est pas que les propriétaires eux-mêmes sont disproportionnellement sous employées. Mais d’évidence, elle suggère plutôt que le marché du logement peut produire des externalités négatives sur le marché du travail » notent les deux auteurs David Blanchflower et Andrew Oswald.
Externalités négatives
Sur le long terme, la progression du taux de chômage serait même plus que doublée en cas de multiplication par deux du taux de propriétaires. Une situation que les auteurs, attribuent à une moindre mobilité résidentielle des personnes, un facteur de nature à rendre moins fluide, et donc moins efficient, le marché du travail. Dans les externalités négatives, les auteurs citent notamment les temps de transports, plus longs pour les propriétaires, mais aussi le fait que les Etats disposant d’un taux élevé de propriétaires ont aussi le taux de formation professionnelle le plus bas.
Les auteurs mettent en outre l’accent sur les aspects plus sociologiques liés à la propriété, avec une représentation plus forte des conservateurs chez les propriétaires immobiliers, et une propension plus importantes de personnes adeptes du NIMBY (Not in my backyard : pas dans mon jardin).
Un fait international ?
Ceux-ci seraient ainsi davantage réticents quant à l’installation de nouvelles activités économiques à proximité de leur domicile. Une forte présence de propriétaires dans un secteur donné ne laisse que peu de place aux ouvriers, lesquels tendent à se porter sur la location. Certaines catégories populaires (ouvriers, employés) font parfois défaut au marché local.
Si l’étude se limite au territoire américain, les auteurs ouvrent toutefois celle-ci sur d’autres exemples internationaux, comme la Suisse (3% de chômage), où le taux de propriétaires atteint 30%, ou, inversement, l’Espagne (27% de chômage), où le taux de propriétaires atteint 80%. Elle semble en tout cas confirmer que parmi les freins à la mobilité du facteur travail, décrits par plusieurs économistes, dont Milton Friedman, le logement est l’une de celles qui, d’un point de vue macroéconomique, peut sembler avoir le plus d’impact.

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