Au deuxième trimestre, le président de la fédération des promoteurs immobiliers dément avoir enregistré un recul des investisseurs locatifs dans l'immobilier neuf.
« Au deuxième trimestre 2013, nous avons vu une hausse des acquisitions par les investisseurs ». Le constat dressé ce matin sur BFM Business par François Payelle, le président de la Fédération des promoteurs immobiliers, diffère sensiblement du cri d’alarme lancé hier par le réseau d’agences immobilières Century 21, qui indiquait avoir constaté une nette baisse des investissements locatifs.
« Les opérateurs que je représente sont des producteurs de logements neufs (…) Sur la période 2005-2011, le financement de la construction de logement en zone urbaine a été assuré à près de 30% par les investisseurs privés (...). Si on arrivait à faire baisser en euros courants les prix de 1% 3% par an, et si nous arrivons à réaliser un objectif de 15% en 5 ans, nous aurons réussi à rattraper une partie de l’évolution des prix liée à l’évolution normative » a expliqué François Payelle.
Sur la loi Duflot, le président de la FPI s’est montré positif sur la cohérence des documents d’urbanisme régionaux, comme les PLU Intercommunaux. « Il y a une ou deux mesures qui risquent d’aggraver la pénurie, mais à 4 ou 5 ans, et sur lesquelles on essaye de plaider auprès des parlementaires pour qu’ils fassent évoluer le texte » a en revanche expliqué François Payelle.
Ce dernier a expliqué, sur le blocage des loyers, que la loi ALUR visait notamment à lutter contre les marchands de sommeil.« Ca, personne ne peut être contre. Simplement, le mécanisme qui est proposé est d’une grande complexité. Il vise à résoudre des difficultés qui sont celles de Paris, de certaines communes d’Ile de France, et d’une partie de la Côte d’Azur sans doute. Mais dans tout le reste de la France, notamment dans les grandes villes, Lyon, Toulouse, Marseille ou Bordeaux, les loyers se sont stabilisés d’eux-mêmes car l’offre locative qui s’est développée significativement depuis 2005 a mis sur le marché beaucoup plus de logements de bonne qualité.(…) Il ne faudrait surtout pas que le blocage des loyers devienne une sorte de règle absolue, car à moyen terme on irait vers un blocage du marché»
