<p>Gérard Forcheron, président de l'UNPI (SDH/Lyon Pôle Immo)</p>
Gérard Forcheron est le président de l’UNPI Rhône-Alpes. Il évoque la loi ALUR et les conséquences négatives pour les propriétaires et pour l’investissement immobilier.
La loi ALUR a été votée en première lecture par l’Assemblée. C’est à votre sens une mauvaise nouvelle…
Oui, Car ceci va encore éloigner les investisseurs privés, qui ont déjà quitté le marché depuis un an. Cette loi Duflot tend à faire penser qu’investir dans l’immobilier n’a plus d’intérêt. Les investisseurs institutionnels avaient, eux, déjà quitté progressivement le marché depuis 5 à 10 ans.
Aujourd’hui les investisseurs ont donc, selon vous, de moins en moins d’incitations fiscales ou réglementaires pour investir dans l’immobilier?
La loi ALUR amplifie cela. On va bientôt avoir un système complètement étatisé sur le plan de la gestion locative. Les loyers ne sont plus libres, avec des augmentations qui seront règlementées. La GURL qui a été votée va coûter 1% de plus aux propriétaires. Et on va en plus demander aux propriétaires de faire de plus en plus de travaux, avec une TVA qui sera à 10% dès le premier janvier. Nous allons de désillusion en désillusion avec ce gouvernement et cette loi Duflot.
Aujourd’hui, quel serait la mesure contenue dans la loi ALUR qui est la plus pénalisante pour le propriétaire ?
Faire un bail type ne me dérange pas trop. Dans l’ensemble, les syndics et les administrateurs d’immeubles avaient déjà des baux qui n’étaient pas dénué de tout sens ou tout fondement. Donc un bail type pourquoi pas. Mais je pense qu’il faut faire un allègement énorme sur la fiscalité de la propriété immobilière privée. Ce qui me gêne le plus, c’est d’être dans un système ou l’Etat aujourd’hui considère que le propriétaire privé doit être complètement encadré. C’est une attaque des libertés, et c’est ce qui me gêne le plus. On voit le propriétaire privé comme quelqu’un de très riche, avec de grands sacs remplis de pièces d’or. Chez nous, les propriétaires n’ont dans bien des cas qu’un à deux logements, et sont souvent de petits commerçants ou artisans, qui souhaitent ainsi se constituer un complément de retraite.![]()
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Une chose est sure, avec cette loi ALUR, Miss Duflot n’a pas très fier allure, sauf en jeans !