Pascal Beuvelet est le président du courtier en crédit immobilier In&Fi. Il évoque la censure effectuée jeudi dernier par le Conseil Constitutionnel sur le fichier positif, ainsi que l’évolution des taux de crédit immobilier.
Le Conseil Constitutionnel a indiqué vendredi que la création d'un fichier national recensant tous les crédits à la consommation accordés aux particuliers n’était pas conforme à la constitution. Quelle est votre réaction sur ce point ?
Avant toute chose, il faut rappeler que c’était un fichier très controversé… Il concernait exclusivement les crédits à la consommation. Pas les crédits immobiliers, ni même les crédits renouvelables. Cette limitation au crédit consommation irritait les banquiers. Ceux-ci ont en outre indiqué que, à une très large majorité, le surendettement touche principalement des personnes qui ont fait face à des accidents de la vie : divorce, maladie, perte d’emploi.
Pour eux, le surendettement n’est pas forcément lié à des problèmes stricto sensu de crédit ou d’endettement financier. Ce dernier est une conséquence, pas un point de départ. Il y avait également la question du coût de sa mise en œuvre. Le conseil Constitutionnel a toutefois jugé le fichier comme attentatoire au respect de la vie privée ce fichier. Les données contenues dans le fichier concernerait les données à caractère personnel de 10 millions de personnes, et serait consultable par les personnes travaillant dans les banques. C’est cet aspect-là qui posait problème.![]()
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