Le conseil en immobilier d’entreprise a dévoilé dans une note de conjoncture ses perspectives sur le marché résidentiel français.
CBRE prévoit la fin de la hausse des prix dans l’immobilier résidentiel ancien. Mais table inversement sur une hausse des prix dans l’immobilier neuf. Pour Françoise Héraud, Directrice de l’investissement résidentiel bloc au sein du département CBRE Capital Markets, « le cycle immobilier suivant son cours naturel, l’effet ciseau auquel est confronté le marché français depuis les années 2000 ne peut perdurer » Elle évoque ainsi une baisse des prix de 2 à 4 % dans l’ancien, ainsi qu’ « une belle montée du neuf en régions » , avec un rebond du marché à la clé.
Les régions verraient ainsi, selon elle, les investisseurs revenir plus largement qu’en Ile-de-France. Les perspectives de forte croissance démographique favoriseraient ainsi le sud de la France et les grandes métropoles de régions, comme Lyon, Toulouse ou Montpellier, zones qui possèdent selon l’intermédiaire « de réels atouts ». Il cite également les la 1ère et la 2ème couronne parisienne, ainsi que les villes situées à proximité des futures gares du Grand Paris.
Transformation de bureaux vides en logements : un bon levier
Le conseil prévoit également une montée en puissance de l’immobilier de service, afin de permettre au logement de s’adapter aux différentes tranches de vie de l’utilisateur (étudiants, jeunes actifs, séniors, touristes, etc), mais aussi de la transformation de bureaux vides en logements. Le vieillissement du parc tertiaire français, déjà le plus ancien d’Europe, constitue un très bon levier pour répondre à la forte demande de logements, principalement en zones urbaines » note ainsi CBRE. Ce dernier avertit toutefois sur les conséquences de la loi Alur, qui conduit à une socialisation du parc locatif privé, qui pourrait entrainer la défiance de petits investisseurs privés, tentés par la vente plutôt que par la perspective de se retrouver face à un rapport locatif défavorable.
Il termine toutefois son analyse sur une note optimiste, en dénotant l’importance du logement intermédiaire vis-à-vis des investisseurs. « Heureusement, le statut du logement intermédiaire a su séduire les institutionnels en améliorant le rendement des biens. C’est pourquoi il y a de bonnes raisons d’espérer un vrai retour des investisseurs en France. »
