Des dirigeants des deux agglomérations se sont prononcés pour une expérimentation du dispositif d’encadrement des loyers.
Manuel Valls a ouvert la voie dimanche à une application géographiquement différentiée de la loi sur l’encadrement des loyers. Dans un entretien au Journal Du Dimanche, le premier ministre a laissé ouverte la possibilité pour d'autres villes que Paris de mettre en place un encadrement. "Si en plus de Paris, d'autres villes comme Lille sont volontaires pour expérimenter l'encadrement des loyers, qu'elles le fassent" a indiqué le premier ministre.
La maire de Lille Martine Aubry avait demandé dans un communiqué samedi que sa ville et d'autres villes le souhaitant, bénéficient aussi de l'encadrement des loyers. « Nous demandons que, comme Paris, Lille et d'autres villes volontaires bénéficient de l'encadrement des loyers prévus par la loi Alur dans le respect de l'engagement 22 de François Hollande » avait indiqué l’élue, qui avait rappelé dans son communiqué que la ville est « reconnue comme la troisième la plus chère de France».
Grenoble va tester l’encadrement des loyers
La maire de Lille avait été suivie dans cette démarche par Claude Bartelone et Audrey Linkenheld. Le premier avait indiqué que soit laissée une marge de manœuvre aux élus locaux. « Dire que ce n’est que Paris, cela ne me semble ni conforme à l’esprit de la loi, ni à l’engagement de François Hollande, et loin des préoccupations des lillois » a pour sa part indiqué la députée PS du Nord sur iTélé. Du côté des verts, le quasi abandon de la loi passait également mal. Cécile Duflot, qui avait porté la loi ALUR, jugeait inouï cet abandon, qu’elle juge comme un "cadeau fait aux lobbies".
La porte ouverte par Manuel Valls pourrait donc inspirer certains élus de la gauche du PS et d’EELV. Le président socialiste de la communauté d'agglomération grenobloise a en effet confirmé à l’AFP qu'il entendait saisir Manuel Valls pour pouvoir expérimenter le dispositif sur Grenoble.

L’encadrement des loyers est une mesure justifiée par le besoin de garantir l’accès au logement aux ménages modestes et aux classes moyennes qui ne peuvent pas prétendre aux logements sociaux.
Cependant, Grenoble est une ville étudiante agréable à vivre, régulièrement classée parmi les villes les plus propices à l’épanouissement des étudiants…
L’offre en matière de logements à louer est large, est les logements trop chers ne trouvent pas preneurs. Je pense que Grenoble dispose déjà d’un marché locatif plutôt sain en matière de tarifs des locations immobilières.