La reprise de l'immobilier est encore inégale en Europe. C'est en tout cas ce que rapporte le réseau d'agences immobilier ERA dans son bilan de la conjoncture immobilière au sein du vieux continent, un document qui regroupe les données de 1100 agences européennes dans 18 pays.
Celui-ci synthétise notamment les variations de prix observée en 2009, année noire pour l'immobilier en Europe. Et celle-ci a été particulièrement dévastatrice pour certains marchés de seconde zone. C'est le cas notamment du marché immobilier bulgare, qui a plongé de 18.23%, une baisse assez proche du record enregistré par le marché irlandais, qui a lui plongé de 20.95% entre 2008 et 2009. Mais les grands pays, tels que l'Allemagne et la France, ont eux aussi connu une année difficile sur le front des prix, avec des baisses respectives de 3.15% et 7.17%.
Selon ERA, la reprise de l'immobilier est tangible en 2010, en dépit des fortes disparités observées au sein de la zone euro. Là encore, les pays dit « PIGS » se démarquent. Avec la crise de la dette, les marchés grecs, irlandais, portugais ont ainsi connu des performances noires en 2009, et connaîtront vraisemblablement des baisses ou des stagnations de prix en 2010. Un fait à attribuer notamment au manque de confiance des ménages suite aux plans de rigueur décidés en cours d'année par les gouvernements de ces pays. A l'inverse certains pays, comme la Belgique, la Suisse, la Bulgarie, la France ou bien encore la Suède devraient connaître des hausses de prix en 2010.
Synthèse des prévisions d'évolution des prix immobiliers en Europe en 2010 :
Autriche : baisse des prix
Belgique : hausse des prix
Bulgarie : hausse des prix
République tchèque : baisse des prix
France : hausse des prix
Allemagne : baisse des prix
Grèce : baisse des prix
Irlande : baisse des prix
Italie : pas de tendance disponible
Luxembourg : stagnation des prix
Pays-bas : baisse des prix
Portugal : stagnation des prix
Roumanie : baisse des prix
Suède : hausse des prix
Suisse : hausse des prix
Turquie : baisse des prix

