<p>David Kimmelfeld, Pascal Oger, Jean-Pierre Reynaud (SDH/LPI)</p>
L’INSEE a dévoilé son étude sur le renouvellement du tissu économique du Grand Lyon et l’emploi salarié.
L’INSEE présentait jeudi son étude sur le renouvellement du tissu économique du Grand Lyon et l’emploi salarié, en présence de David Kimelfeld, vice-président de la Métropole de Lyon. Cette étude structurelle est basée sur des données collectées entre 2003 et 2013 sur les établissements lu secteur marchand non agricole. La Métropole comprenait à la fin de cette période, 98.000 établissements (unité à ne pas confondre avec une entreprise, qui peut comprendre un ou plusieurs établissements). Ces établissements représentaient en 2013 440.000 emplois salariés, soit les deux tiers du total de l’emploi salarié au sein de la Métropole.
Le principal enseignement est l’évolution plutôt favorable du tissu économique dans le territoire, avec une moyenne de plus de 3000 établissements supplémentaires chaque année, soit une progression de 3.5%. C’est plus que la moyenne nationale, qui s’établit à +3%, et plus que la moyenne régionale, qui s’élève à +3.2%. Cette progression est également plus élevée que dans les autres grandes agglomérations, où l’augmentation se chiffre à +3.3%.
Fort renouvellement
Cette évolution est le résultat d’un très fort renouvellement, puisque, en moyenne annuelle, 17.300 établissements apparaissent chaque année, lesquels découlent à la fois de créations et d’emménagements. Dans le même temps, 14.400 établissements disparaissent. Le taux de renouvellement, qui décrit l’ensemble du mouvement d’établissements sur le territoire, s’établit ainsi à 39%.
Parmi 100 établissements qui apparaissent, on notera que 72 sont des créations pures, 22 arrivent depuis un autre site, et 5 sont repris par un nouveau propriétaire. A l’inverse, au sein des établissements qui disparaissent, 66 ferment définitivement ou temporairement, 28 sont déplacés, et 6 sont rachetés.
Jean-Pierre Reynaud, auteur de l’étude, note en outre que plus les entreprises sont petites, plus le renouvellement est important : plus d’un établissement sans salarié sur deux est concerné soit par une entrée soit par une sortie. Le renouvellement est, en outre, plus élevé dans les services que dans l’industrie. « Ce sont surtout des secteurs de services qui ont des taux de renouvellement très fort, des secteurs très présents dans les grandes agglomérations » indique Jean-Pierre Reynaud, un des auteurs de l’étude.
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