<p>Pierre Bonnet, Jean-Michel Longueval, et Philippe Meunier (SDH/LPI)</p>
Lors du gigot bitume de la résidence « l’Aparté » à Bron, Jean-Michel Longueval a fait le point avec Lyon Pôle Immo sur la politique de l’habitat et deux des grandes opérations urbaines de Bron.
En marge de son discours prononcé lors du gigot bitume de l’Aparté à Bron, Jean-Michel Longueval a expliqué certaines évolutions du secteur de Bron Terraillon, l’un des deux quartiers de la commune, avec Parilly, déterminés en renouvellement urbain.
Située au 3 rue Christian Lacouture, la résidence est dans la bande des 300 mètres du quartier Terraillon, lequel est inscrit en opération d’intérêt national dans le NPNRU (Nouveau programme national de renouvellement urbain). Elle se trouve donc à l’immédiate proximité de ce quartier, mais aussi à quelques encablures de la route de Genas, axe est-ouest majeur. Et si celle-ci s’avère souvent encombrée par la circulation automobile, elle a vocation, dans les prochaines années, à s’inscrire comme un axe majeur en termes de lignes de transports en commun, selon l’élu.
Route de Genas : moins de voiture, plus de transports en commun
Jean-Michel Longueval rappelle que « la route de Genas appartenait auparavant au département ». « Depuis la création de la Métropole, elle est maintenant métropolitaine. La Métropole vient d’aménager depuis cet été deux couloirs de bus tout au long de la route » souligne l’élu. La route est ainsi passée de 2*2 voies à 2*1 voie.
Il y a donc eu une restriction des capacités de fluidité de circulation automobile, suivant en cela le plan de déplacement urbain de la Métropole. « Nous cherchons à ce que la route de Genas, petit à petit, se régule. Les automobilistes sont attentifs à leur temps de parcours. Si ça passe bien, ils passent. Si ça ne passe pas bien, ils cherchent d’autres alternatives ».
A long terme, une ligne de transports en commun forte, la Centre Est, devrait partir de l’est de l’agglomération, à Chassieu et aller vers le centre de Lyon par la route de Genas. Cet aménagement des deux couloirs de bus latéraux est, selon l’élu, « une préfiguration du fait que cette route de Genas n’a pas vocation à être la plus grande pénétrante de l’est lyonnais vers Lyon ».
Une ville souhaitant un équilibre entre activité et logement
La ville de Bron bénéfice en outre d’une importante activité économique, générant des besoins en logements. « C’est une ville assez équilibrée, dans le sens où il y a une activité économique : c’est une ville où il y a plus d’emplois que d’actifs » précise le maire. Il souligne encore que la politique brondillante du logement permet de loger toutes les catégories de salariés, des cadres aux ouvriers. Si on compte 28% de logements sociaux au sein du parc de logements à Bron, on trouve également, au sein de celui-ci des programmes en première accession à prix abordable, des maisons de toute taille à tous les prix. « On nous souvent que l’on a une capacité à loger les salariés des entreprises, quels qu’ils soient, avec une attractivité de la ville liée à son développement économique mais aussi à ses équipements : médiathèque, cinéma, théâtre, services publics, écoles… » se félicite le maire.
Le maire souhaite donc que sa commune reste une ville équilibrée, attractive. Il ne s’attend pas en revanche à de fortes évolutions démographiques. Celle-ci devrait ainsi rester autour du seuil des 40.000 habitants, du fait d’un potentiel foncier restreint. « La ville fait 1.000 hectares, c’est une ville qui, en taille, n’est pas immense. Saint-Priest, à titre de comparaison, fait 3.500 hectares. Nous n’avons pas de réserves foncières » explique Jean-Michel Longueval.
L’une des plus importantes opérations sur la commune, avec la démolition de l’UC1 sur le quartier de Parilly en 2018, reste la reconversion de la caserne Raby, une ZAC portée par Lyon Métropole Habitat, non loin de la résidence « L’Aparté ». Celle-ci devrait aboutir à la création de 1.000 logements familiaux, avec un potentiel de 2.200-2.300 habitants supplémentaires. « Mais même avec 2300 habitants, ce ne sera pas non plus l’explosion démographique. A Bron, le point mort - c’est-à-dire le nombre de logements à construire par an pour que la population reste stable – est de 160 logements par an » explique le maire. Aussi, cette opération majeure, qui s’étendra sur plusieurs années, permettra de répondre à ce besoin inhérent, tout en assurant une très légère croissance démographique.
