<p>(SDH/LPI)</p>
Il y a quelques jours, Emprunt Direct a publié son baromètre de taux dans la région.
Les taux de crédit immobilier avaient augmenté de 10 points de base en région Auvergne-Rhône-Alpes en avril. Ceux-ci poursuivent ainsi le mouvement initié depuis plusieurs mois par l’ensemble des établissements bancaires présents dans la région.
Un autre courtier en crédit, Empruntis, avait, courant avril, indiqué que la région Auvergne-Rhône-Alpes faisait partie du top 3 des régions où le taux minimal sur 20 ans est le plus bas, avec un taux de 1.31%. Mais ce taux minimal est loin des taux pratiqués pour les très bons dossiers, ceux-ci affichant des taux de 1,55% fin avril.
Un ménage disposant d’un très bon dossier souhaitant emprunter sur 20 ans affiche, en avril, un taux supérieur de 10 points de base à celui de mars, passant de 1.45% à 1,55%. Concrètement, ceci représente, pour un prêt de 200.000 euros, une hausse de la mensualité de 9,50 euros (970 euros par mois en avril contre 960,50 euros en mars) et par augmentation de l’ordre de 2 207 euros du coût total du crédit.
Hausse générale
Mais ce mouvement n’est pas propre à Auvergne-Rhône-Alpes : l’augmentation observée dans la région est un phénomène globalement constaté au niveau national. Pour l’intermédiaire, les banques, qui restent en avance sur leurs objectifs de production depuis le début de l’année, n’ont pas souhaité partir à la conquête de nouveaux clients, en baissant de manière significative leurs taux. Ce mouvement de hausse graduelle pourrait, selon lui, se prolonger.
Alban Lacondemine, président d’Emprunt Direct, indique que, « malgré la remontée des taux observée depuis novembre, la demande de crédit est restée forte durant ce premier quadrimestre, si l'on excepte un léger tassement constaté en cette période préélectorale. Les banques n’ont donc pas à procéder, pour acquérir de nouveaux clients, à des baisses de taux massives de nature à attirer une nouvelle clientèle. Elles peuvent, de fait, soigner leurs marges, tout en répondant au flux naturel découlant de la hausse des transactions de logements ».
