Si l’association de consommateur note des progrès en termes de rémunération, elle pointe également les manques de la réforme, et notamment la faible attractivité en termes d’intérêt.
La CLCV ne semble pas convaincue par la réforme du nouveau Plan Epargne Logement, qui entre en vigueur aujourd’hui. Le nouveau PEL promu par le gouvernement instaure un taux minimum de rémunération, qui ne peut être inférieur à 2.5%.
Or si l’association semble être satisfaite par ce dernier point, elle ne semble toutefois pas emballée par le reste de la réforme. Car comme le souligne la CLCV, l’ « attractivité du PEL se mesure aussi avec le niveau de taux d’intérêt consenti », et de ce point de vue « avec un minimum de 4,20%, le compte n’y est pas. Alors que les banques proposent depuis plus de 5 ans des taux beaucoup plus bas, le PEL n’a que peu d’intérêt » selon l’association de consommateurs.
La fiscalité pointée du doigt
L’association critique en outre les nouvelles contraintes afférentes à ce produit, et notamment la fiscalité, qui va être alourdie car le prélèvement des contributions sociales se fera tous les ans et non plus en fin de plan, mais également le plafonnement de la prime d’Etat toujours de 1 525€ versée lorsque le prêt est réalisé. Celle-ci est en outre conditionnée à l’utilisation du droit à prêt pour un montant minimum de 5 000€
Dernier point soulevé par la CLCV : les nouveaux PEL se verront limités à 15 ans, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui. « Il ne sera ainsi plus possible à des détenteurs de céder le capital et les intérêts d’un plan à leur descendant pour une opération immobilière » note l’association de consommateurs.
