<p>Gaël Perdriau (SDH/LPI)</p>
Le président de la communauté urbaine de Saint-Etienne se rendait à Paris aujourd’hui pour rencontrer le Premier ministre, Edouard Philippe, afin d’évoquer l’autoroute A45 entre Lyon et Saint-Etienne.
Le maire de Saint-Etienne et président de Saint-Etienne Métropole, Gaël Perdriau, se rendait aujourd’hui à Paris pour être reçu par le Premier ministre, Edouard Philippe, afin d’évoquer le sujet sensible de l’autoroute A45. L’élu souhaitait rappeler au chef du gouvernement l’importante de cette infrastructure.
"Le dossier est bouclé, toutes les études techniques ont été réalisées, les collectivités territoriales - Saint-Étienne Métropole, le Conseil départemental de la Loire, la Région Auvergne Rhône-Alpes se sont engagées sur leur participation financière, tous les avis rendus ont été favorables. L'État a également donné son accord pour contribuer au financement de cette autoroute. Il ne manque plus que la signature du gouvernement pour que le chantier que nous attendons depuis trop longtemps puisse démarrer », a indiqué le maire de Saint-Etienne.
Pour ce dernier, « le choix est simple et clair, sans aucune autre alternative ou recours possible. Il s'agit désormais d'une décision uniquement politique ». Le maire de la ville préfecture de la Loire ne voit que deux alternatives : « soit le gouvernement décide d'enterrer définitivement l'A45, au nom d'une logique comptable de court terme qui m'échappe et sans aucune vision d'avenir, faisant fi de la continuité républicaine, du développement de tout un territoire et de la vie quotidienne de dizaines de milliers d'usagers circulant entre les deux plus grandes villes de la 2ème Région de France. Soit le premier Ministre prend ses responsabilités en homme d'État, privilégiant l'intérêt général et le devenir de tout un bassin de vie, en demandant à son gouvernement de signer le contrat permettant de démarrer les travaux ».
« Une ligne vitale pour tout notre territoire »
Gaël Perdriau avait déjà évoqué cette question autoroutière samedi lors de l’ouverture de la foire de Saint-Etienne. « L’A45 n’est pas un ruban d’asphalte qui nous relie Saint-Etienne à Lyon. C’est bien une ligne vitale pour tout notre territoire. Une artère pour notre entreprise, notre développement économique et notre attractivité. Ce n’est pas simplement un équipement autoroutier, elle est essentielle à notre développement économique. La remise en cause de l’A45 serait criminelle pour l’avenir de notre territoire », avait alors indiqué l’élu.
« Monsieur le Premier ministre, vous ne pouvez pas réduire l’avenir et la vie d’un territoire de 600000 habitants à de simples calculs budgétaires. Vous devez répondre à l'intérêt général, vous n’avez pas le droit de décevoir des habitants en les abandonnant, en ne reconnaissant pas le rôle de l’A45», avait alors déclaré l'élu.
Il a, ce lundi, dans son communiqué, de nouveau affirmé l’importance de ce dossier et indiqué vouloir continuer à se battre « pour que cette infrastructure devienne une réalité et ce quels que soient les obstacles ».
