<p>(SDH/LPI)</p>
L’enquête mensuelle réalisée par la Banque de France auprès des banques sur la distribution du crédit a montré un nouvel accès de faiblesse du marché. Les intermédiaires en crédit sont, eux, partagés sur l’évolution des taux.
Le marché du crédit immobilier reste atone en cette deuxième partie d’année. Il y a quelques jours, Crédit Logement a, comme chaque mois, fait état de la situation du marché du crédit à l’habitat. Côté taux, on n’observe guère de changement : en octobre 2017, les taux s’établissaient à 1,55%, contre 1,56% un mois plus tôt. L’organisme de cautionnement note d’ailleurs qu’après une progression de 20 points de base au cours des 3 premiers mois de 2017, les taux étaient, depuis avril, restés pratiquement stables, « de l’ordre de +/-1 point de base d'un mois sur l'autre ».
La volonté des établissements bancaires de soutenir la demande est, selon lui, « intacte ». « Les évolutions constatées depuis plus de 6 mois sont sans incidence sur la solvabilité de la demande. En revanche, alors que les emprunteurs ne peuvent plus escompter une amélioration des conditions de crédit, la hausse rapide des prix de l'immobilier pèse de plus en plus lourdement sur une demande qui s'est affaiblie », note l’institution.
Baisse du pouvoir d’achat immobilier… et de la demande
Car hausse des prix et stabilité des taux impliquent nécessairement une baisse de pouvoir d’achat immobilier. Et après un début d’année tonitruant, cette dégradation a des conséquences sur la production, des ménages se trouvant de facto exclus du marché.
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