<p>(SDH/LPI)</p>
L’activité a été très forte en 2017, selon la fédération, qui fait état de 986.000 ventes au niveau national.
2017 aura été une année d’exception, selon la fédération nationale de l’immobilier (FNAIM), qui a fait état mercredi de ses statistiques sur l'année écoulée, en présence de Jean-Marc Torrollion, son nouveau président. Celui-ci a en effet pris la tête de la fédération au 1er janvier, prenant la suite de Jean-François Buet, au terme d’un mandat de 5 ans.
986 000 ventes ont été enregistrées en 2017, selon les estimations de la FNAIM, soit une hausse de 16,7% par rapport aux 845.000 en 2016. « Le marché immobilier hexagonal a enfin retrouvé le dynamisme de 2007, note la fédération.
Prix en hausse
Côté prix, cette dynamique des transactions s’est répercutée sur les prix. Le m² a augmenté de +4,2% entre 2016 et 2017. Cette fois-ci, Paris est devancée par Bordeaux en tête de classement. Mais, point noir, « logiquement, le pouvoir d’achat recule partout ».
Le dynamisme des ventes devrait perdurer cette année. Mais la hausse des prix devrait être plus modérée, de l’ordre de 2%. Il faut dire qu’en l’espace de 3 ans, de 2015 à 2017, les ventes annuelles ont fait un bond de 300.000 unités supplémentaires, soit une progression de 42% (48 % en Île-de-France et 41 % en province). La progression s’établit, sur 10 ans, à 22% sur la France entière et à 13% et 24% en Île-de-France et en province.
Forte activité
Les ventes ont progressé dans toutes les régions, même si on observe des disparités entre départements. La FNAIM cite ainsi, entre 2016 et 2017, la hausse de 23% des ventes supplémentaires en Indre-et-Loire, nettement supérieure à celle de 8% dans les Ardennes.
Les départements les plus actifs du territoire concentrent à eux seuls 41,4% du montant total des ventes. Il s’agit de Paris, des Hauts-de-Seine, des Alpes-Maritimes, des Bouches-du-Rhône, de la Gironde, du Rhône (Métropole de Lyon + département du Rhône), des Yvelines, du Var, du Nord et du Val-de-Marne.
« Le taux de rotation (nombre de ventes par rapport au marché existant) a ainsi retrouvé son niveau du début des années 2000, soit 2,8 %... à comparer avec le taux de 1,8 % observé en 2009. Sans grande surprise, les taux de rotation les plus élevés se trouvent sur les façades de la Méditerranée et de l’Atlantique, ainsi qu’en Île-de-France », précise la FNAIM.
Prix en hausse
En matière de prix, ce dynamisme des ventes s’est accompagné d’une hausse des prix au m², entre 2016 et 2017. La hausse est de 4,2% et de 1,5% en 2016 par rapport à 2015, ce qui implique un prix moyen de vente au m² de 2.550€ en France. Soit une hausse conforme aux prévisions de la FNAIM en début d’année dernière, qui fait état d’une hausse comprise entre 2% et 5% en 2017. Les prix des appartements ont grimpé plus vite que ceux des maisons, avec des hausses respectives de 4,9% (3.385 € par m²) contre + 3,7 % (2.143 € par m²) pour l’habitat individuel. À noter que la tendance s’est inversée par rapport à l’an dernier.
Bordeaux passe devant Paris en termes d’augmentation des prix, avec une hausse de 7,7%. La capitale est en deuxième position avec une progression de 6,5 % à 9.228 € le m². Lyon arrive juste derrière ces deux villes, avec une hausse de 5,3%. Suivent ensuite Nantes avec une hausse de 4,3% Toulouse (+3.9%) , Lille (+3,8%), Rouen (+3,3%), Rennes (+3%), Strasbourg (+2%), Marseille (+1,5%), et Ajaccio (+1.2%). Les prix sont stables à Orléans (+0,1%) et sont même en baisse à Dijon (-1%).
Cette hausse des prix grève le pouvoir d’achat des acquéreurs, avec une baisse de pouvoir d’achat, dans l’hypothèse de l’achat d’un logement de 60 m² à l’aide d’un emprunt sur 20 ans, de 5,1 m² à Bordeaux, de 4,5 m² à Paris, de 3,9 m² à Lyon, de 3,3 m² à Nantes, de 3,1 m² à Lille et à Toulouse, de 2,8 m² à Rouen, de 2,6 m² à Rennes, de 2,1 m² à Strasbourg, de 1,8 m² à Marseille, de 1,6 m² à Ajaccio. Seules Dijon et Orléans voient leurs prix et leur pouvoir d’achat immobilier stagner. La FNAIM prévoit, pour cette année, un marché toujours dynamique, et un assagissement de la courbe des prix, qui pourrait ne croître « que » de 2%.
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