Des hausses de prix de 16% dans la presqu’île de Lyon

Le dernier baromètre LPI-Seloger de décembre a fait état de hausses significatives dans les 1er et 2e arrondissement de Lyon. 

La pression haussière sur les prix de l’immobilier continue à se faire sentir dans l’hypercentre de Lyon. Le dernier baromètre LPI-Seloger du mois de décembre, portant sur les prix du mois de novembre, a fait état de hausses de 16% dans deux secteurs de la ville : le 1er et le 2e arrondissement de Lyon. Dans le 1er arrondissement, les prix signés sont en hausse de 16,2% à 4.792 € le mètre carré. Et la pression est également forte du côté des prix affichés, avec une hausse de 15,9 %.

Dans le 2e arrondissement, la situation est quasiment identique. Les prix sont, là aussi, en hausse de 16,2 % à 5.717 € le mètre carré. Mais la pression est, dans ce secteur, un peu moins forte sur les prix affichés, avec une hausse de « seulement » 7,2%.

D'autres arrondissements en tension

Un autre secteur est également particulièrement en tension : il s'agit du 7e arrondissement, où les prix frisent les 4.000 € le mètre carré. Ceux-ci ont, sur un an, progressé de 14,5%, à 3.996 € le mètre carré. Et les vendeurs restent gourmands. Les prix affichés augmentent de 11,5 % sur un an dans ce secteur. Phénomène plus traditionnel en période de tension : le 6e est également en forte hausse, avec une progression des prix signés de 10,6 % sur 1 an à 5.608 € le mètre carrés. Les prix affichés sont, eux, en hausse de 11,2%.

On constate, dans les autres arrondissements, de moindres hausses. La progression reste tout de même significative dans le 3e, où les prix signés augmentent de 8,1% à 4.374 € le mètre carré. L’augmentation s’étale entre 3% et 5% dans les 5e, 8e, et 9e arrondissement. Les prix affichés y progressent dans une ampleur relativement comparable.

Un arrondissement fait exception : le 4e arrondissement. Les prix y sont en recul de 1,7 % à 4.185 € le mètre carré. Les prix affichés sont aussi en repli, de 2,3 % sur un an. Le baromètre note que la marge de négociation s’est établie à 4 % en moyenne, avec une marche plus forte pour les maisons que pour les appartements (5,1 % pour les maisons, contre 3 % pour les appartements).

Ralentissement de la hausse au cours des 3 derniers mois

Cette hausse des prix de l’ancien est toutefois à tempérer, du fait d’un ralentissement de cette dernière au cours des 3 derniers mois. Au niveau national, les prix sont en effet en recul de 0,4% sur cette période, à 3.422 € le mètre carré. « Déjà durant l’été, alors que l’activité se relâchait, la pression sur les prix s’était fait moins forte. Et en novembre, la baisse des prix est de 0,7 % », indique Michel Mouillart, porte-parole du baromètre, dans sa note.

« Sur un marché dominé par l’affaiblissement de la demande, le ralentissement de la hausse des prix signés s’accompagne maintenant d’une lente remontée des marges. Certes, sur le marché des appartements, les marges restent stables depuis la fin de l’été (comme cela s’observe d’ailleurs sur les prix) : ils s’établissent à 25% sous leurs moyennes de longue période, un niveau jamais observé jusqu’alors. En revanche, sur le marché des maisons, les marchés reculent, plus rapidement qu’à l'habitude durant l'automne : la demande se fait moins pressante et ses capacités de négociation se renforcent, dans le contexte d’une baisse des prix signés », observe Michel Mouillart.

Hausse presque généralisée en Auvergne-Rhône-Alpes

Cette baisse des prix signés sur 3 mois n’est toutefois pas constatée dans les villes d’Auvergne Rhône-Alpes. À Lyon, les prix signés moyens sont en hausse, sur 3 mois, de 4,7% à 4.613 € le mètre carré. À Saint-Étienne, ils augmentent même de 9,2% à 1.441 € le mètre carré. À Grenoble, la hausse est également assez sensible, de l’ordre de 10,8% à 2.758 € le mètre carré.

Sur ces trois villes, les prix signés sont également à la hausse sur un an, avec des progressions de 8,5% à Lyon à 4327€ le mètre carré, de 6,7 % à Saint-Étienne, à 1.415€ le mètre carré, et de 0,9 % à Grenoble, à 2.559 € le mètre carré. Parmi les 4 métropoles de la région, seule Clermont-Ferrand fait exception, avec une baisse des prix sur un an de l’ordre de 1,5 % à 2.076 € le mètre carré. Les prix affichés sont également en baisse de 1,5 %.






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