<p>(UNAM)</p>
L’union des aménageurs et lotisseurs a porté au cours de celle-ci des propositions visant à sécuriser et encourager la construction en secteur aménagé.
L’UNAM, ex-SNAL, a, comme nombre d’organisations professionnelles, participé à la conférence de consensus sur le logement. Elle a, au cours de ces débats, porté ses propositions visant à sécuriser et encourager la construction en secteur aménagé. “Après avoir déjà obtenu la stabilisation des droits en permis d’aménager dans la version initiale du texte, un nouveau point de satisfaction pourrait être retenu pour les aménageurs : l’administration centrale s’est en effet déclarée intéressée à expérimenter un permis d’aménager multi-sites pour réaliser des opérations d’ensemble sur des terrains non contigus”, souligne l’union.
« Cette mesure mériterait de figurer dans le texte car il est urgent d’apporter des solutions aux territoires exclus du plan de revitalisation des villes moyennes » a indiqué la présidente de l’UNAM, Pascale Poirot, appuyée en cela par Gérard Larcher, le président du Sénat. « On ne peut pas concentrer tous les moyens de la revitalisation des villes moyennes en omettant la difficulté des situations dans les petites villes et les centres-bourgs », a indiqué le deuxième personnage de l’Etat.
Créer les conditions d’un choc d’offre foncière
Sur le texte en lui-même, Pascale Poirot reste cependant plus dubitative : « si beaucoup de grandes orientations semblent aller dans le bon sens comme la simplification de la ZAC, l’amélioration de l’articulation des documents de planification ou encore la limitation des recours abusifs, beaucoup trop d’interrogations subsistent sur la portée réelle du projet de loi final ».
Selon l’UNAM, il est indispensable de l’enrichir de mesures structurantes pour créer les conditions d’un véritable choc d’offre foncière pour pouvoir envisager de construire plus, mieux et moins cher, mais aussi restaurer les bases d’une concurrence saine et loyale entre les opérateurs. Il s’agit enfin de donner les moyens à tous les territoires de tirer leur épingle du jeu. “Les espoirs suscités par cette mobilisation doivent tous nous permettre de sortir des positions dogmatiques et corporatistes pour enfin définir une politique du logement pragmatique, efficace et s’interroger ensemble sur le cadre de vie que nous souhaitons offrir aux générations futures”, a conclu l’UNAM.
