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Dans son dernier baromètre, le courtier fait état de stabilisation haussière des taux et anticipe de prochaines hausses.
Les taux sont, depuis quelques mois, dans une phase de stabilisation, au vu des barèmes transmis régumlièrement par les intermédiaires en crédit immobilier. C’est le cas au niveau national mais aussi en région Auvergne-Rhône-Alpes. Emprunt Direct a, sur le mois de février, confirmé cette tendance, le courtier ayant confirmé ces moindres évolutions. “La majeure partie des établissements présents dans la région ont fait part d’une stabilité de leurs grilles, avec parfois, chez certains établissements, quelques relèvements d’une amplitude somme toute limitée, de l’ordre de 5 points de base”, a indique l’intermédiaire dans un communiqué.
Emprunt Direct note en outre que les établissements bancaires sont confrontés à une situation délicate, coincés entre baisse de la demande et tension sur les marchés de taux. “Les banques ont pour l’heure, dans un contexte de tension sur les marchés obligataires, choisi de laisser leur taux quasiment inchangés et de rogner sur leurs marges, afin de laisser leurs grilles attractives. Mais de nombreux établissements partenaires ont clairement indiqué que cette situation ne durerait pas, et s’apprêtent à procéder à quelques relèvements. Sur les marchés de taux, les rendements ont en effet progressé de plus de 30 points de base en quelques semaines sur les maturités longues, du fait du retour de la thématique de la reflation”.
Dilemme
Il explique ainsi que les banques doivent donc jouer entre cette tension et la nécessité de maintenir la demande à un bon niveau via des conditions attrayantes. « Les banques avaient jusqu’ici, face au changement de contexte macroéconomique, choisi l’attentisme. Mais certains de nos partenaires ont indiqué que les grilles actuelles seraient certainement les dernières, du fait de la prochaine concrétisation de hausses au sein de celles-ci», indique Alban Lacondemine, président d’Emprunt Direct.
En outre, la demande pourrait être affaiblie du fait du niveau déjà élevé des prix de l’immobilier élevés dans certains secteurs. « Cette hausse pourrait contribuer à affaiblir la demande dans certains secteurs sous tension, et étendre le public déjà pénalisé par la stabilisation des taux et la hausse des prix de l’immobilier, à savoir des primo-accédants touchés de plein fouet par l’envolée des prix dans des métropoles comme c’est le cas à Bordeaux ou Lyon. Une hausse des taux pourrait ainsi avoir un impact majeur sur de nouvelles catégories d’emprunteurs disposant d’un très bon dossier», conclut Alban Lacondemine.
