<p>Olivier Durif (JLL)</p>
Olivier Durif est le directeur des activités industrielles et logistiques pour le sud de la France chez JLL.
L’année 2017 s’est soldée, en région lyonnaise, par un très bon chiffre de la demande placée en locaux d’activités. Avait-on déjà assisté à un chiffre supérieur aux 400.000 m² ?
C’est un chiffre inédit. La moyenne de demande placée en locaux industriels des 10 dernières années se situait plutôt dans une fourchette comprise entre 300.000 et 310.000 m². Mais il faut d’abord apporter une précision : lorsque l’on définit le marché des locaux d’activités, on inclut des bâtiments de taille moyenne et de petite taille, avec un ratio de 20% de bureaux et de 80% d’activités, mais aussi les locaux mixtes, avec une proportion tertiaire un peu plus importante. Des locaux à 60%/40%, dans un sens ou dans un autre, sont considérés comme des locaux mixtes, et sont réimputés dans des locaux d’activités. C’est une évolution naturelle. La limite, nous la mettons, chez JLL, à une proportion 65%/35%.
Pourquoi réimputons nous ces locaux mixtes en locaux d’activités ? C’est une évolution naturelle de nos demandes traditionnellement industrielles, qui ont vécu une nette tertiairisation, avec de plus en plus de fonctions logées dans des parties tertiaires ou R&D. Ces dernières s’assimilent plus à des parties tertiaires avec une hauteur de 3,5 / 4 mètres plutôt que des hauteurs de 7 à 10 mètres de long. Ce sont nos clients industriels historiques qui s’installent ou qui sont en train de s’installer dans des locaux mixtes.
Un très bon exemple en cela a été la société ABB, que nous conseillons. Une opération a été livrée, pour leur compte, il y a maintenant quelques semaines, à Beynost.
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