Pour Sébastien Sol, négociateur à la régie Limouzi, un T3 dans le quartier Perrache se négocie actuellement autour de 3000 euros du mètre carré .
Quels sont les prix pratiqués actuellement dans le secteur Perrache / Confluent?
Il y a une très forte dispersion des prix entre la partie Perrache et la partie contemporaine. Pour la partie ancienne du confluent située à proximité de la gare de Perrache et du haut du cours Charlemagne, le prix d’un appartement destiné à une petite famille, c'est-à-dire compris entre 60 et 80 m², est de 3000 euros par mètre carré. Néanmoins, sur les petites superficies et les studios, qui intéressent surtout les investisseurs du fait de leurs excellents rapports, les prix peuvent parfois être bien plus élevés. Récemment, un appartement de 18m² dans un immeuble 1900 situé cours Suchet, avec parquet non chevronné, s’est vendu à 76.000 euros, soit un rapport de 4200 euros.
| Secteur/Type | T3 Perrache | Studio Perrache |
T3 Années 60-70 |
|---|---|---|---|
| Prix indicatif en €/m² | 3000 | 4000-4200 | 2900 |
Quant au secteur Confluent, on serait plutôt sur des prix compris entre 5000 et 6000 m². Reste que sur la partie contemporaine, nous n’avons toutefois pas tout le recul nécessaire quant à l’estimation de certains biens, beaucoup ayant été achetés dans le neuf dans la perspective d'un investissement locatif de type Scellier. Comme ce dernier prévoit une durée de location minimale de 9 ans, le marché de la transaction risque d'être bloqué dans ce laps de temps pour ce type de biens. Quant aux reventes d'achat de résidences principales dans ce secteur, celles-ci sont assez rares et du coup assez difficiles à estimer.
Quels sont les types de biens majoritaires dans la partie ancienne du Confluent ?
Sur le secteur, on trouve des biens de toutes les superficies. Quant aux époques, sur la partie Charlemagne, nous avons peu d’immeubles des années 60-70, qui sont un peu plus présents entre le cours Charlemagne sur les quais. Globalement, il y a une bonne mixité entre les immeubles anciens, récents, et les immeubles des années 60,70 et 80.
Sur la partie Perrache, on ne retrouve toutefois pas le même type de prestations que sur la partie Presque-Ile Centre, de type parquets chevrons, moulures, ou vitres à la française. Il y a très peu d’immeubles bourgeois, excepté autour de la Place Carnot, qui historiquement, devait constituer le centre bourgeois de Lyon. Mais la construction de la gare a tout coupé, laissant Perrache devenir pendant de nombreuses années un quartier ‘coupe-gorge’.
Quelle population vient s’installer à Perrache ?
Ce sont essentiellement des classes moyennes. De ce point de vue, le quartier est assez semblable à Gerland, un quartier relativement proche tant en termes de population que de prix, même si ce dernier reste malgré tout moins cher de 200 euros par mètre carré par rapport.

Avec la réhabilitation du Confluent, comment voyez-vous l’évolution des prix dans les années à venir ?
L’une des inconnues va être la façon dont le quartier va vieillir. L’architecture du nouveau quartier, assez avant-gardiste, pourrait ne plus plaire dans une quinzaine ou une vingtaine d’années. On a déjà eu ce type de problème pour les immeubles des années 50-70, désormais difficiles à vendre. Pour vous donner un exemple, un appartement d’un immeuble Pitance de ces années-là, avec une superbe vue dégagée sur Sainte Blandine, 3° étage avec Balcon, carrelage marbré, double vitrage, est récemment parti à seulement 2900 euros du mètre carré. C’est bien moins que les prix pratiqués dans le secteur, du fait notamment de l’aspect daté des façades extérieures et des charges rédhibitoires de ces immeubles.
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