<p>(SDH/LPI)</p>
Le courtier en prêts immobiliers Cafpi a indiqué percevoir une inversion de la courbe de l’activité de crédit.
Un signe de reprise ? Depuis le début de l’année, la production de crédits immobiliers se montre inférieure à ce qu’elle était en 2017 durant les mêmes mois, selon les chiffres de la Banque de France. Mais le courtier en crédit immobilier Cafpi a indiqué lundi que cette tendance pourrait s’inverser. Selon lui, « des signes de reprise semblent vouloir poindre ». « Alors qu’en janvier, notre production était inférieure de 30% à celle de janvier 2017, nous sommes aujourd’hui à -10% par rapport à il y a 1 ans », précise Laurent Desmas, président du directoire de Cafpi. « Nous envisageons de faire mieux que 2017 à partir du mois de mai ».
Le courtier note que la courbe est inversée par rapport à une année 2017 au profil atypique, avec un début d’année marqué un prolongement de l’euphorie de la fin 2016. Mais de premiers signes de baisse étaient apparus en mai, au moment de l’élection présidentielle. « Cette année, l’évolution de la demande est très différente. Moribonde en début d’année après les annonces du gouvernement, la reprise est doucement de retour », ajoute le dirigeant.
Selon l’intermédiaire, les différentes annonces du gouvernement lors de la Loi de Finances 2018 ont certes malmené le marché, mais l’appétence des particuliers reste très forte. « Les salons immobiliers font le plein de public, et les courtiers sont très sollicités par les candidats à l’accession à la propriété », remarque Philippe Taboret, directeur général adjoint de Cafpi.
La structure note notamment un allongement de la durée des prêts à l’acquisition. Selon l’intermédiraire, Les primo-accédants, pour compenser une partie de leur pouvoir d’emprunter, ont compris qu’ils allaient devoir s’endetter plus, avec des prêts plus longs qui peuventé désormais aller jusqu’à 35 ans. « Malgré le coût élevé d’un tel prêt, il permet d’emprunter aujourd’hui 50 000 € de plus que sur 25 ans » indique Philippe Taboret.
L’amoindrissement des aides gouvernementales incite les établissements bancaires à adapter leurs offres en proposant des durées plus longues, afin de répondre à la demande et de remplir leurs objectifs de production. Car si les taux demeurent globalement stables, «l’ensemble des indicateurs laissent présager qu’ils finiront par repartir à la hausse », affirme Philippe Taboret. Il faudra donc, selon lui, « trouver de nouvelles solutions pour répondre à la demande ».
