<p>Loïc de Villard (CBRE)</p>
Loïc de Villard est le directeur régional de CBRE Agency à Lyon. Dans le cadre d'une série d'entretiens avec des acteurs de l'immobilier d'entreprise, nous évoquons avec lui les tendances observées au cours du premier semestre sur le marché lyonnais.
Beaucoup de conseils en immobilier d’entreprise parient sur un franchissement de la barre des 300.000 m² sur le marché immobilier tertiaire lyonnais. Est-ce votre cas ?
C’est toujours difficile de faire des pronostics, mais nous avons des indicateurs très positifs aussi bien en nombre de transactions qu’en volume. Depuis plusieurs années, nous constatons une hausse régulière du nombre de transactions. En 2016, nous avions enregistré 500 transactions de bureaux et en 2017, nous avions presque atteint 600 transactions. Sur le premier trimestre, il y a déjà une hausse de 21% du nombre de transactions. Si l’on se projette, nous devrions dépasser la barre des 600 transactions en 2018 et ceci devrait constituer un socle solide pour les résultats annuels. Concernant le volume de demande placée, nous n’avions pas enregistré de méga-transactions en 2017. Cette année, nous avons une hausse de la demande placée de 23% sur le premier trimestre et nous devrions assister à plusieurs transactions supérieures à 12.000 m² pour des raisons de report et de calendrier. En tenant compte de ces deux facteurs, nous devrions dépasser 300.000 m² de demande placée.
L’offre disponible tend à se raréfier sur ce secteur… Mais au-delà du quartier central des affaires, constate-t-on le même phénomène dans les autres grands pôles tertiaires de la métropole ?
La demande est soutenue et tend à réduire l’offre disponible avec un taux de vacance moyen de 6%. A la Part-Dieu, l’offre immédiate est de 18.600 m² et le taux de vacance est inférieur à 2%. L’offre future certaine (2018/19) est estimée à 105.000 m² avec 60.000 m² de pre-commercialisation. On sent un marché sous tension. Sur les autres secteurs, on constate des disparités importantes au niveau du taux de vacance.
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