<p>Jacques Chanut (©David Morganti)</p>
La fédération a déploré, sur le CITE, le revirement du gouvernement sur ses engagements pris fin 2017.
Tout comme la CAPEB mercredi, la fédération française a donné de la voix sur le front du CITE et de la RGE. L’organisation a, dans un communiqué, indiqué jeudi que Jacques Chanut, le président de la FFB, avait rencontré la veille le cabinet de François de Rugy, ministre de la Transition écologique et solidaire, « pour lui faire part des fortes inquiétudes des artisans et entrepreneurs sur le CITE et le RGE ».
La FFB a notamment réaffirmé, sur le CITE, « sa totale opposition à l’exclusion des fenêtres et des chaudières performantes au fioul ». « La FFB a déploré l’absence de concertation sur le sujet, en contradiction avec les engagements pris fin 2017 par le gouvernement. Cette concertation devait s’ouvrir avec la publication d’un rapport Ademe-CSTB et qui reste une véritable Arlésienne à ce jour. La profession ne peut que dénoncer cette méthode », a affirmé la FFB.
« Mort annoncée » pour le RGE ?
Concernant la réforme du RGE, la fédération s’est montré contre « l’accumulation d’obligations en tous genres qui va créer un monstre de complexité et engendrer des coûts insupportables, qui ne résoudra en rien le problème central des fausses attestations ». « À l’évidence, se joue pour le RGE, la chronique d’une mort annoncée ! », dénonce la FFB qui s’est en outre inquiétée « du retour de l’écologie punitive ».
Selon elle, ceci générerait une défiance générale pour l’investissement immobilier, qui pourrait impliquer « un effondrement des marchés et donc de l’emploi ».
Le président de la FFB, Jacques Chanut, a donné de la voix face à la méthode globale du gouvernement. « Nous sommes totalement opposés à cette approche qui ignore les réalités du marché et des comportements. On ne peut que déplorer une méthode qui consiste à fixer des objectifs ambitieux, pour ne pas dire irréalistes, à réduire dans le même temps les incitations, et enfin à constater la non atteinte des objectifs pour justifier une approche punitive. »
