<p>(SDH/LPI)</p>
L’intermédiaire a, en fin de semaine dernière, transmis son baromètre mensuel, qui fait état de hausses de taux chez quelques établissements bancaires.
C’est un des effets de la remontée des rendement observée ces dernières semaines sur les marchés obligataires. Les taux de crédit immobilier semblent être en légère hausse, selon Emprunt Direct, qui s’appuie sur les derniers baromètres transmis par les établissements partenaires du courtier.
Selon lui, les taux « ont évolué de manière peu marquée en octobre », mais l’orientation de ces légers mouvements « est, en soi, remarquable », affirme-t-il. « Si l’on excepte les taux appliqués aux prêts de maturité longue, les établissements ont, majoritairement, opté pour un statu quo, tandis qu’une minorité d’entre eux a – fait nouveau – procédé à de légers relèvements de ses barèmes », indique l’intermédiaire.
Les taux s’éloignent ainsi de leur plus bas, les taux ayant baissé depuis plusieurs mois jusqu’à quasiment atteindre les niveaux de la fin 2016. Un petit nombre d’établissements « a en effet choisi de revenir avec doigté sur ces conditions de prêt exceptionnellement favorables, en appliquant des hausses de 5 à 10 points de base sur certains profils et maturités de prêts. Ceci impacte, de fait, le baromètre général », note le courtier.
Changement de contexte
Alban Lacondemine, président fondateur de la structure, note que « le changement de contexte observé sur les marchés de taux commence à produire ses effets sur le segment du crédit immobilier ». « Certes, la Banque centrale européenne laissera ses taux directeurs inchangés jusqu’au deuxième semestre 2019, mais la fin graduelle de sa politique d’achats de dettes privées et publiques d’ici à la fin de l’année, ainsi que le retour du risque politique, pourraient se traduire par une hausse des taux sur les marchés obligataires. Ce qui aura nécessairement un impact, par ricochet, sur le marché du crédit », affirme-t-il.
Les banques ont de fait intégré ces évolutions haussières, tout en procédant dans le même temps à des réajustements baissiers sur les maturités les plus longues. « Profitant du retrait d’un acteur spécialisé sur ce type de prêt de longue durée, un certain nombre de banques, notamment régionales, se repositionnent sur les durées les plus longues et ajustent à la baisse leurs barèmes pour redevenir compétitives par rapport aux établissements les plus actifs sur ces durées », conclut-il.
