<p>Jacques Chanut (©David Morganti)</p>
Dans le cadre du projet de loi PACTE, la fédération s’oppose à une régionalisation forcée des Chambres de Métiers et de l’Artisanat.
La FFB ne veut pas d’une « régionalisation forcée » des Chambres de Métiers et de l’Artisanat, dans le cadre de la loi PACTE. Lors des débats entourant ce projet de loi, les députés ont adopté un amendement visant à généraliser l’organisation du réseau des Chambres de Métiers et de l’Artisanat (CMA) en établissements publics régionaux, autrement dit selon le modèle des Chambres de Métiers et de l’Artisanat de Région (CMAR).
Mais les présidents de CMA « Fiers d’être artisans » ne veulent pas d’une telle organisation et se disent « stupéfaits de cette décision qui supprime de fait l’échelon départemental et donc le lien de proximité avec les artisans ». Certains élus vivent déjà au quotidien ce modèle dans les trois régions métropolitaines qui sont déjà passées en CMAR, à savoir les Pays de la Loire, PACA, et les Hauts-de-France. Aussi, avec la mise en place d’une telle organisation, la fédération affirme que les délégations départementales n’auront aucune capacité d’action, de décision et encore moins de rôle opérationnel. Elles n’auront plus, selon elle les moyens de répondre à leur mission de proximité, seront éloignées voire écartées des instances décisionnaires régionales, et participeront, malgré elles, à la fracture territoriale.
Ne pas cautionner la généralisation des CMAR
En outre, les élus de ces délégations vont perdre « toute légitimité et crédibilité auprès des artisans et des élus locaux dans la mesure où le système électoral deviendra régional ». Les présidents « Fiers d’être artisans » refusent ainsi de cautionner la généralisation des CMAR, poussée de façon précipitée par l’Assemblée permanente des Chambres de Métiers et de l’Artisanat (APCMA) avec la complicité de l’U2P, et sans l’aval des élus des CMA concernées.
Selon la FFB, une telle démarche soulève un réel problème de gouvernance de cette organisation. Les élus demandent donc « avec force le maintien de CMA de proximité, autonomes, et qui restent un outil au service des artisans et pour les artisans ».
